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Alain Marçais :

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  • : J'ai créé ce blog pour émettre et recevoir des commentaires sur les actualités économiques, sociales et politiques locales, régionales et nationales. C'est surtout un moyen de proposer des actions pour aider à résoudre les différentes difficultés de la vie quotidienne.
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 19:25

Nous sommes aujourd'hui à 199 jours du dimanche 9 mars 2014, qui pourrait être retenu comme date du premier tour des élections municipales.

Chaque groupe de candidats doit préparer sa campagne. Mon groupe se réunira avant la fin du mois, avec l'espoir que tous aient passé de bonnes vacances pour être en forme le moment venu.

En fait nous sommes officiellement en période de campagne depuis le 1er mars, en ce qui concerne les aspects financiers. Une nouvelle période, plus restrictive, s'ouvre le 1er septembre et devrait voir quelques modifications importantes dans la vie de certains candidats.

 

La période actuelle de "pré-rentrée" politique voit les principaux partis politiques français réunir leurs militants pour faire le point annuel. Cette étape est de la plus haute importance pour le jeune parti auquel j'ai adhéré, l'UDI : il s'agit ni plus ni moins de notre première université de rentrée, les 14 et 15 septembre  !! Le lieu choisi est hautement symbolique puisqu'il s'agit du Futuroscope (Futur et UDI se conjuguent parfaitement !). Le travail dans les différents ateliers s'annonce passionnant !

U_Rentree.jpg

Bien sûr je suis inscrit et j'en profite pour proposer à une ou deux personnes, d'Albertville, que cela pourrait intéresser, de les transporter gracieusement (Aller le vendredi 13 septembre, Retour le dimanche après-midi 15 septembre), charge à elle/s de payer les frais d'inscription (qui comprend les repas) et trouver l'hébergement, pour 2 nuits.  

En effet, tous ceux que la réflexion politique et la construction de la vie citoyenne intéresse ...et qui partagent les valeurs centristes, républicaines et humanistes de l'UDI sont tout à fait bienvenus.

Les liens pour s'inscrire :

http://www.parti-udi.fr/universite-de-rentree.html

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Published by Alain Marçais - dans 07.Actualité nationale
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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 17:17


     

La décision du tribunal arbitral, en juillet 2008, de restituer 450 millions d'Euros, à Bernard Tapie, est aujourd'hui l'objet d'une enquête, rien de plus normal. Les informations à ce sujet sont plus ou moins objectives, la personnalité de Bernard Tapie ne laisse personne indifférent, depuis de nombreuses années. Son esprit d'entreprise, son dynamisme, sa réussite, son engagement politique sous François Mitterrand, sont admirés, parfois jalousés, souvent vilipendés!

 

 

Ce matin, sur Europe1, Gilles Carrez, président de la commission des finances à l'Assemblée' était interviewé par Jean-Pierre Elkabbach : cliquer sur la photo ci-dessus. Gilles Carrez explique brièvement l'historique de la spoliation de 450 millions d'Euros, subie par Bernard Tapie, de la part d'une banque d'Etat (Le Crédit Lyonnais). En effet, suite à l'entrée au gouvernement, à l'appel de François Mitterrand, Bernard Tapie donne mandat au Crédit Lyonnais, de revendre Adidas. Le Crédit Lyonnais qui se rend-compte de la plus-value énorme possible, beaucoup plus importante que ce que Bernard Tapie avait imaginé, s'empresse de racheter Adidas à celui-ci, puis de le revendre en empochant la plus-value de 450 millions en lieu et place de Bernard Tapie !

 

J'ai souhaité apporter au dossier, pour compléter les informations délivrées ces jours-ci, cette interview et 2 autres documents :

- l'un qui présente le personnage et l'histoire de Bernard Tapie, avec l'émission "Un jour, un destin" de 2009 (ci-dessous, environ 1h28)

- le contenu de l'article de Wikipedia sur l' "Affaire Adidas". Bien sûr, l'objectivité de Wikipedia n'est pas garantie, mais où est l'objectivité aujourd'hui? En tous cas, s'informer auprès de plusieurs source est facteur de facilitation pour s'établir une opinion. 

 

Cette "affaire" est donc éminemment politique, il y a du règlement de compte dans l'air, on fait croire aux simples citoyens d'une part que Bernard Tapie est un affreux et d'autre part que la décision du tribunal arbitral est entachée d'irrégularité ...je ne suis persuadé ni de l'un ni de l'autre. Bernard Tapie a des qualités et des défauts, c'est un  entrepreneur, un fonceur, un homme de tempérament! Nous manquons cruellement, dans notre pays de gens qui "osent" entreprendre. Dans notre pays particulièrement, il n'est pas facile d'entreprendre et celà est très coûteux ! Des taxes et cotisations importantes vous sont exigées dès les débuts de votre entreprise. Sans compter le non appui des banques qui ne vous soutiennent que lorsque vous avez fait vos preuves depuis longtemps ...et encore!

Il est évident que Bernard Tapie n'était pas un businessman désintéressé, je n'en connais pas qui le soient, les entrepreneurs méritent de récolter les justes fruits de leurs engagements! S'il ne s'était pas lancé en politique Bernard Tapie aurait empoché les 450 millions dont on parle aujourd'hui et qui représentent "seulement" un peu plus de 2 fois le record des gains à l'Euromillion. Sont-ce des "justes" fruits? Je ne cautionne pas le fait qu'il soit juste de faire une telle plusvalue ...ni qu'il soit normal qu'une loterie atteigne de tels sommets. 

Bernard Tapie s'est engagé en politique pour servir, c'est aussi un aspect de personnalité d'être une personne qui aime les autres; pour faire de la politique il faut aimer les autres! Il a été un des rares ministres à s'intéresser aux jeunes. Il a aussi prouvé qu'il était généreux !

Il est "naturellement" méprisé par la gauche molle, anti-finances, anti-entrepreneurs et déconnectée des réalités, d'aujourd'hui.  

 

Essayons de mieux comprendre :  

 

L'émission "Un jour, un destin"

 

 

L'article de Wikipedia :

Affaire Adidas

L’affaire Adidas est une affaire opposant l'homme d'affaire français Bernard Tapie à la banque française SBDO, filiale du Crédit lyonnais, elle-même banque publique au moment des faits.

Le rachat d'Adidas par le groupe Bernard Tapie

En juillet 1990, le groupe Bernard Tapie s'est porté acquéreur de la société Adidas auprès des sœurs Dassler, héritières des fondateurs de la marque. Afin de financer cet investissement de 1,6 milliard de francs, il a bénéficié d'un prêt syndiqué par plusieurs pools bancaires, à majorité étrangères (allemandes et japonaises pour l’essentiel), et à minorité françaises, notamment avec la SDBO, filiale du Crédit lyonnais et banquier du groupe Tapie depuis de nombreuses années. À cette occasion, les AGF, l'UAP et le Crédit lyonnais entrent au capital de la marque de sport.

L'entreprise a été rachetée pour une somme jugée peu élevée à l'époque. En effet, l'entreprise possède la quatrième marque la plus connue au monde. Mais elle fait face à plusieurs difficultés : elle affiche de lourdes pertes, souffre d'une image vieillotte, et contrairement à ses grands concurrents comme Nike ou Reebok, fabrique encore une part importante de sa production dans des pays à main-d'œuvre onéreuse, comme l'Allemagne, berceau du groupe.

Le groupe Adidas a besoin d'être restructuré pour redevenir profitable, et c'est le but de Bernard Tapie lorsqu'il en prend possession. Il s'agit d'un chantier important nécessitant d'y consacrer toute son énergie et on s'interroge sur la capacité de Bernard Tapie de mener à bien de front ses ambitions politiques, sportives, et ce chantier industriel qui vient en addition de son groupe déjà constitué d'une quarantaine de sociétés. L'intéressé déclare pourtant : « Adidas, c'est l'affaire de ma vie. »

Le redressement d'Adidas

Bernard Tapie engage de 1990 à 1992 les réformes lourdes et coûteuses qui vont permettre de redresser Adidas : recours généralisé à la sous-traitance, délocalisation d'une partie de la main d'œuvre, redéfinition de la politique de distribution, et refonte du marketing par l'engagement du patron du design de Nike. Adidas va ainsi pour la première fois de son histoire changer de logo, la fleur de lotus étant remplacée par un plus moderne triangle matérialisé par trois bandes parallèles, logo toujours en place aujourd'hui. Les coûts de restructuration sont élevés (en 1992, Adidas enregistre une perte de 500 millions de francs français), mais les résultats apparaissent : dès 1993, la société est de retour à l'équilibre. Et en 1994, pour la première fois depuis plus de dix ans, elle recommence à engranger des profits.

Robert Louis-Dreyfus reprend l'affaire en 1993 et poursuit pendant deux ans le business plan de Bernard Tapie. Il déclarera au sujet de la gestion Tapie « Bernard Tapie et ses équipes avaient fait de l'excellent travail. Lorsque j'ai repris l'affaire, elle était à 80 % restructurée, c'est pourquoi j'ai décidé de poursuivre le plan dirigé par Gilberte Beaux [collaboratrice de Bernard Tapie], nos premières véritables décisions stratégiques n'intervenant qu'à partir de 1995, à commencer par l'introduction en Bourse. »

Le virage de Bernard Tapie vers la politique et la décision de revendre

Depuis 1988 et son entrée en politique, Bernard Tapie réalise des performances électorales qui feront dire à François Mitterrand à son sujet qu'il l'« épate ». Aussi, lorsque François Mitterrand décide, en avril 1992, de remplacer son Premier Ministre, Édith Cresson, dont la cote de popularité est en perdition, par Pierre Bérégovoy, ce dernier soumet au Président la candidature de Bernard Tapie au sein du gouvernement. Le Président y est favorable mais à une condition : que Bernard Tapie se retire totalement des affaires, François Mitterrand considérant incompatibles la position de Ministre et celle d’homme d’affaires de haut niveau.

Bernard Tapie accepte et décide de revendre l'intégralité de ses affaires pour se consacrer exclusivement à la politique. Il donne pour cela mandat à sa banque, la SBDO, partenaire depuis 17 ans, et filiale du Crédit lyonnais le prix de vente pour Adidas étant par lui fixé à un minimum de 2,085 milliards de francs.

La revente d'Adidas

L'expertise et la revente

En avril 1992, Bernard Tapie, devenant ministre, organise la vente de son groupe comme demandé par François Mitterrand. Cette vente s'organise en deux volets : la vente au plus vite d'Adidas, qui constitue l'actif le plus important du groupe Tapie, mandat de vente étant donné au Crédit lyonnais, banque d'État et partenaire historique de Bernard Tapie ; et la vente des autres actifs du Groupe Bernard Tapie par ailleurs, également confiée au Crédit lyonnais, le produit de ces ventes devant par la suite être affecté à une société patrimoniale qui serait créée en commun entre Bernard Tapie et la banque, assurant à Bernard Tapie une rente très confortable et la possibilité d'investir en minoritaire dans des sociétés via une société de capital-risque financée par le Crédit lyonnais.

Chargé de vendre Adidas, le Crédit lyonnais se livre à une expertise minutieuse de l'affaire, et réalise que sa valeur est certainement bien supérieure au prix minimum demandé par Bernard Tapie dans son mandat (plus de 2 milliards de francs). L'état-major de la banque conçoit donc un plan : se porter acquéreur d'Adidas, au prix minimum demandé par Bernard Tapie, etrevendre la société au prix fort et à son seul profit par la suite, via des sociétés offshore pour préserver l’anonymat des opérations.

Ce plan est dévoilé lors d’une note interne du Crédit lyonnais, saisie par hasard lors de la perquisition du siège du Crédit lyonnais à la demande du juge Eva Joly qui enquête alors sur une autre affaire. Cette note, écrite en octobre 1992 par Henri Filho, Directeur Général de Crédit lyonnais Invest, la filiale financière du Crédit lyonnais, plus de deux mois avant la signature du mémorandum et du mandat de vente d'Adidas par Bernard Tapie, à l'attention du président du Crédit lyonnais, Jean-Yves Haberer, décrit toute l'opération, notamment le portage par « des sociétés offshore n'ayant aucun lien avec le Crédit lyonnais et assurant une parfaite étanchéité avec lui, avec au moins deux échelons de protection ».

Ce plan comporte deux fautes répréhensibles par la loi : la faute au mandat, qui consiste à ne pas être loyal avec son client, en ne l'informant pas de la possibilité de vendre son affaire plus cher et l'interdiction pour le mandataire (la banque) de se porter contrepartie, c'est-à-dire d’acquérir elle-même le bien (Adidas) qu'elle est chargée de vendre pour le compte de son client.

Mémorandum

Bernard Tapie signe le mémorandum proposé par la banque le 12 décembre 1992. Le mémorandum exige, parmi les conditions d’exécution, deux conditions fondamentales : la sortie de bourse de Bernard Tapie Finance (propriétaire d’Adidas) et l’acquisition de tous les titres de Bernard Tapie Finance, qui permettront ainsi à la banque de se prémunir contre toute plainte ultérieure de Bernard Tapie Finance sur la vente d’Adidas, le Crédit lyonnais devenant l’unique propriétaire de Bernard Tapie Finance en cas de faillite de celle-ci.

Le mémorandum prévoit par ailleurs le remboursement progressif des dettes du Groupe Tapie par la vente progressive de chacune de ses sociétés, le Groupe Tapie ayant fait ses acquisitions, au cours des années précédentes et comme la plupart des grands groupes industriels constitués par des acquisitions, en utilisant le levier de la dette. Bernard Tapie ayant mis sa caution personnelle sur le remboursement des dettes de son groupe, une expertise de ses biens, notamment ses meubles, est prévue dans le mémorandum, celle-ci « devant être fournie », sans qu’il soit précisé par qui dans le document, au plus tard le 24 mars 1994.

Vente

Le 15 février 1993, pour la somme de 2,085 milliards de francs (315,5 millions d'euros), l'entreprise est revendue par l'intermédiaire du Crédit Lyonnais, mandaté à cet effet, à un groupe d'investisseurs emmenés par Robert Louis-Dreyfus. Bernard Tapie, ayant reçu le montant minimum prévu au mandat, ne conteste pas la vente. Par ailleurs, le mémorandum signé en décembre 1992 entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais suit son cours : il prévoit le changement progressif de l'activité du groupe Tapie qui doit passer, avec la volonté de Bernard Tapie de ne se consacrer qu'à la politique, d'une activité de groupe industriel actif à un groupe de placement financiers, en revendant progressivement les différentes sociétés restantes du groupe, le produit des reventes permettant le remboursement des dettes qui ont servi pour partie à acquérir ces sociétés, et permettant la constitution, à part égale avec le Crédit Lyonnais, d'une société de capital risque destiné à prendre des participations financières dans des sociétés prometteuses.

La faillite

Afin d'éviter tout risque de recours légal au cas où Bernard Tapie vienne à découvrir un jour, que la banque s'est vendue Adidas à elle-même afin de la revendre ensuite à son seul profit, les dirigeants du Crédit lyonnais prévoient un deuxième plan : s'assurer de la mise en faillite du groupe Tapie, qui les conduira à saisir toutes les actions du Groupe Tapie et donc à en être propriétaire à 100 %. En effet, Bernard Tapie Finance est la seule habilitée à entamer un recours légal sur la vente d’Adidas dont elle était le propriétaire (et non Bernard Tapie à titre personnel) : en s'assurant le contrôle des actions de Bernard Tapie Finance, le Crédit lyonnais s'assurerait ainsi l'impunité légale (n’ayant pas l’intention de porter plainte contre lui-même).

Aussi en mars 1994, parmi les nombreuses dispositions du mémorandum, une, non fondamentale, n'est pas respectée : l'expertise sur la valeur des meubles de Bernard Tapie, qui se porte caution personnellement sur les dettes de son groupe, n'est pas fournie à la date prévue. Dès le lendemain de cette date, le Crédit Lyonnais signifie sur la base de ce manquement, de manière unilatérale et irrévocable, la rupture de l'accord de mémorandum ; et demande comme la loi le permet en tel cas le remboursement immédiat des dettes restantes. L'expertise est fournie le lendemain, donc avec un jour de retard, mais le Crédit Lyonnais reste sur sa position. Dans la foulée la mise en liquidation du groupe Tapie est demandée par le Crédit Lyonnais, et obtenue moins d'un mois après.

La brutalité de la rupture (un mémorandum portant sur plus d'un milliard de francs d'actif n'étant normalement jamais cassé irrévocablement pour un retard de 24 heures dans la fourniture d'une pièce non essentielle) ; et la vitesse de mise en liquidation (un groupe de plus d'un milliard de francs d'actifs et de plus de 5 000 employés ne se voyant quasiment jamais mis en liquidation immédiate sans mise en sauvegarde préalable ou recherche d'un plan de continuation) font douter de la légitimité de l'action du Crédit Lyonnais, banque publique.

Le journaliste Airy Routier, pourtant auteur d'une biographie jugée sans complaisance à l'égard de Bernard Tapie, interroge début 2009 les juges ayant prononcé la faillite du Groupe Tapie en 1994, lors de l’émission Un jour, un destin : Bernard Tapie sur France 2 en juin 2009. Airy Routier rapporte qu'à la question « comment se fait-il que le Groupe Tapie ait été mis en faillite avec une telle précipitation et sans prévoir aucun plan de sauvegarde ou même de continuation, fait tout à fait inhabituel pour des groupes de cette taille », les juges auraient répondu « avoir subi de très fortes pressions de leur hiérarchie pour prononcer la faillite immédiate du Groupe Tapie ». Cette précipitation de la justice et ces pressions déclarées comme subies par les juges eux-mêmes constituent des arguments majeurs pour les défenseurs de la théorie de l'« assassinat politique » dans la mise en faillite de Bernard Tapie.

Les recours de Bernard Tapie donneront les mêmes résultats. Tous ses biens sont saisis et il est mis en faillite personnelle, entraînant immédiatement son inéligibilité pour sept ans.

Contexte politique

Les conditions de cette mise en faillite créeront également une suspicion d'assassinat politique de Bernard Tapie, qui vient alors de faire réaliser au Parti Socialiste son plus mauvais score aux élections européennes de 1994 (14,5 %), la liste de Bernard Tapie la talonnant à plus de 12 % des voix.

À la motivation financière du Crédit lyonnais de planifier la ruine de Bernard Tapie, plusieurs auteurs ajoutent la thèse d’une motivation politique émanant de la gauche, la proximité politique des dirigeants du Crédit lyonnais avec les dirigeants du PS ne pouvant selon eux être une coïncidence dans cette affaire : le président Jean-Yves Haberer a été placé par les socialistes, et son successeur Jean Peyrelevade est un ami proche de Michel Rocard et ennemi politique proclamé de Bernard Tapie.

Ainsi, selon notamment André Bercoff, les dirigeants socialistes se seraient inquiétés de la montée en puissance politique de Bernard Tapie, qui « risquait de diviser les scores de la gauche ». Les résultats des élections européennes de 1994 leur donnent raison. Aussi un accord politique aurait été passé, toujours selon André Bercoff, entre certains dirigeants socialistes et la direction exécutive du Crédit lyonnais, la ruine de Bernard Tapie entraînant inéluctablement, par la loi française, son inéligibilité, et donc son élimination politique. Afin que l'élimination soit complète (un homme populaire pouvant toujours influencer une élection sans se présenter), les dirigeants du Crédit lyonnais auraient été chargés de saper l'image de Bernard Tapie ; ce qui expliquerait, selon les défenseurs de cette thèse, la violence ultérieure des campagnes du Crédit lyonnais, n'hésitant pas à désigner Bernard Tapie comme l'un des principaux responsables des pertes de la banque, pourtant abyssales (trois milliards d’euros environ) en proportion de la dette laissée par la faillite de Bernard Tapie (moins de 90 millions d’euros).

Questionnements de Bernard Tapie

Mis en faillite Bernard Tapie s'intéresse aux conditions de la revente d'Adidas, et découvre que Robert Louis-Dreyfus et les autres acquéreurs ont acquis Adidas dans des conditions très inhabituelles : les 2 milliards de francs versés au Groupe Tapie pour l'achat d'Adidas ont été financés par la SDBO, filiale du Crédit Lyonnais, et par des prêts à recours limité et à taux d'intérêt symbolique. En d'autres termes c'est le Crédit Lyonnais, via sa filiale, qui porte le risque financier de l'opération de deux milliard de francs, pour ne gagner que des intérêts symboliques... Autre étrangeté : il existe une option donnée aux acheteurs pour acquérir la totalité du capital d'Adidas dans les 24 mois pour 2,6 milliard de francs supplémentaires. Or, qui sont les bénéficiaires de la plus-value entre les 2 milliards versés au Groupe Tapie et les 2,6 milliards supplémentaires en cas de levée de l'option par les acheteurs ? Des fonds offshores, dont les actions sont détenues par des sociétés offshores, Citibank et Citistar.

L'option est effectivement levée le 26 décembre 1994 par Robert Louis-Dreyfus qui prend le contrôle d'Adidas. Adidas est ensuite cotée le 17 novembre 1995 à la Bourse de Francfort pour une somme totale de 3,280 milliards de deutsche mark (1,677 milliard d'euros). La société achetée par Bernard Tapie en 1990 pour 1,6 milliard de francs vaut donc cinq ans plus tard 1,6 milliard d'euros, soit 6,5 fois plus.

Selon Bernard Tapie, si le Crédit Lyonnais a assumé le risque financier de l'opération pour 2 milliards de francs, ce n'est certainement pas pour toucher les intérêts symboliques des prêts consentis aux acheteurs, mais bien pour toucher les 2,6 milliards de francs de plus-value lorsque l'option serait levée par Robert Louis-Dreyfus. Et la nature offshore des fonds utilisés sert à préserver l'anonymat du Crédit Lyonnais.

Si ce qu'affirme Bernard Tapie à l'époque est vrai, cela signifie que le Crédit Lyonnais a réalisé une plus-value de 2,6 milliards de francs (396 millions d'euros) sur son affaire et « dans son dos », commettant deux fautes répréhensibles en droit : la faute au mandat, qui consiste à ne pas être loyal avec son client, en ne l'informant pas de la possibilité de vendre son affaire plus cher ; et l'interdiction pour le mandataire (la banque) de se porter contrepartie, c'est-à-dire d'acquérir elle-même le bien (Adidas) qu'elle est chargée de vendre pour le compte de son client. Dans un premier temps, Jean Peyrelevade, président du Crédit lyonnais de 1993 à 2003, étaye cette thèse devant la justice en parlant de « portage » effectué par la banque, avant de se rétracter. Puis le Crédit lyonnais va définitivement contester cette version des faits devant toutes les cours qui jugent l'affaire.

Les procès

Dès le 4 juillet 1995, au titre de la plus-value réalisée, Bernard Tapie réclame 229 millions d'euros au Crédit lyonnais ainsi qu'au Consortium de réalisation (CDR), structure créée par l'État en 1995 pour liquider le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite de 1993-1994. Il l'assigne devant le Tribunal de Commerce de Paris.

Les décisions des institutions judiciaires

Le 7 novembre 1996, le Tribunal de Commerce de Paris condamne le Consortium de réalisation à verser à Bernard Tapie une provision de 600 millions de francs (91,5 millions d'euros).

Le 12 octobre 1998, devant le Tribunal de Commerce de Paris, Bernard Tapie réclame 6,5 milliards de francs (990 millions d'euros) pour « montage frauduleux ». Le tribunal transfère le dossier à la cour d'appel de Paris et annule la provision de 600 millions de francs. En jouant sur une spécificité du droit français qui précise que le « pénal tient le civil en l’état », en d’autres termes que tant que Bernard Tapie n’aura pas terminé d’être jugé sur sa faillite, l’affaire Adidas ne pourra pas être jugée ; les avocats du Crédit Lyonnais parviennent à retarder le jugement en appel pendant neuf ans.

Le 12 novembre 2004, la cour d'appel de Paris autorise une médiation entre Bernard Tapie et l'État, seul propriétaire du CDR, pour un accord amiable, mais la médiation échoue. Le 30 septembre 2005, neuf ans après le premier jugement, la cour d'appel condamne le Consortium de réalisation (CDR) à payer 135 millions d'euros à Bernard Tapie. Elle fixe le préjudice de Bernard Tapie à 66 millions d'euros augmentés de l'inflation et de la hausse du titre Adidas.

Le 9 octobre 2006, la Cour de cassation, saisie par le CDR à la demande du gouvernement, casse l'arrêt de la cour d'appel, sans se prononcer sur le fond du dossier, mais en jugeant que la cour d'appel « n'avait pas caractérisé les éléments qui auraient permis d’établir, selon la jurisprudence en la matière, que le Crédit lyonnais était obligé par un contrat auquel il n’était pas partie ».

Cet arrêt n'est jugé satisfaisant par aucune des parties :

Pour Bernard Tapie, cela signifie qu'il doit retourner devant la cour d'appel, puis éventuellement à nouveau devant la Cour de cassation, soit 7 à 10 ans de délai supplémentaire, dans une affaire qui dure depuis treize ans.

Pour le CDR, la Cour de cassation ayant confirmé la recevabilité de la plainte envers le Crédit Lyonnais, un nouveau risque existe : celui de la demande en annulation de la vente d'Adidas par Bernard Tapie, auquel cas le préjudice couramment estimé est la valeur de la société le jour du jugement. Soit aux alentours de 3 milliards d'euros de risque maximum.

C'est pourquoi, le 25 octobre 2007, Bernard Tapie et les représentants du CDR acceptent le passage par un tribunal arbitral, procédure fréquemment utilisée pour régler les conflits de droit commercial privé. Les conditions de l'arbitrage sont strictes et acceptées par toutes les parties. Elles comprennent notamment à la demande du CDR un plafonnement des dommages potentiellement accordés à Bernard Tapie et sa renonciation à demander l'annulation de la vente d'Adidas. Parmi les conditions de l'arbitrage figure le fait que le tribunal devra juger « en droit », c'est-à-dire uniquement sur le fondement des décisions rendues par les juridictions publiques. Ce tribunal est composé de Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin, avocat, et Pierre Estoup, magistrat ; tous acceptés par toutes les parties en tant que juges-arbitres.

Le jugement du tribunal arbitral

Le 7 juillet 2008, le tribunal arbitral condamne le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros, dont 45 millions d'euros à titre de préjudice moral.

D'après le ministère de l'Économie, « l'ancien homme d'affaires touchera entre 20 et 50 millions d'euros, une fois pris en compte les intérêts, la fiscalité et les créances du CDR ».

Ce jugement créera une forte polémique reprise par plusieurs hommes politiques qui déposeront des recours devant le Tribunal Administratif ; recours déboutés par ce Tribunal qui ne relèvera aucune faute ni dans le fond ni dans la forme de la procédure ; mettant un terme définitif, sur le plan juridique, à l'affaire Adidas.

 

Les détails de l’affaire ont été exposés le 10 septembre 2008 devant la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, où Bernard Tapie et les autres protagonistes ont été entendus par les députés.

 

 

 

 

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Published by Alain Marçais - dans 07.Actualité nationale
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 14:38

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Les évènements récents ...et moins récents, qui ont ébranlé le monde de la finance, puis, maintenant, de plus en plus, le monde politique ont eu pour conséquence un éloignement puis un rejet par nos concitoyens des mondes politiques et financiers : avec juste raison!

 

 

 

 

Il est difficile, sinon impossible, de lutter contre les réflexions désabusées du genre "tous pourris!", même si nous savons tous que la plupart des engagés politiques sont honnêtes et accomplissent leur mission - qu'ils ont eu le courage de mettre aux voix après une campagne électorale - avec passion et désintéressement personnel, leur seul intérêt étant l'amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens.

La proportion de personnalités à comportement déviant (de la ligne de droiture!) est, sans doute, identique à celle de l'ensemble de la population. Il est à noter que les critiques les plus dures viennent souvent de ceux qui n'ont jamais proposé leur candidature à la responsabilité politique, associative, économique ou citoyenne !

 

En tous cas il est nécessaire d'opérer de profondes réformes de notre système de gouvernance, pour restaurer la confiance que nous devrions avoir dans nos représentants : il est évident, que pour ce faire, François Bayrou - pour qui je garde un profond respect - peut présenter une belle opportunité pour un président de la République aux abois.

Il est bon de rappeler que l'élection présidentielle a donné lieu à une surenchère de "demain je rase gratis", de la part des deux principaux partis de l'époque (l'UDI, créée depuis, est en train de devenir un des grands partis de demain, sinon d'aujourd'hui ...c'est pour ça que je dis "de l'époque"!) en escamotant complètement les problèmes fondamentaux du pays : l'état de faillite financière, de difficultés économiques et de crise morale et sociétale. Un seul candidat a dit la vérité aux Français et a annoncé ce qu'il fallait mettre en oeuvre, il l'a payé très cher!

 

Ci-dessous l'analyse de la journaliste du Point et de BFM sur le "recours" à François Bayrou, parmi les hypothèses travaillées par François Hollande :

 

Franchement, dans les circonstances actuelles, je ne crois pas à l'hypothèse François Bayrou :

- la base socialiste française n'accorderait pas son soutien tant, à ses yeux, François Bayrou représente l'affreuse droite ! ...même le maire d'Albertville se retournerait ...dans son bureau ! (Rien que la connaissance de cette info, cela doit déjà être le cas !)

- l'Assemblée Nationale, ne serait plus représentative ...elle ne l'est, d'ailleurs, déjà plus, une dissolution et de nouvelles élections seraient nécessaires ...et ce n'est pas demain la veille que les socialistes - et surtout EELV (Europe Ecologie Les Verts) qui ont, eux, tout à perdre - prendront ce risque.

 

 En effet, ce dont la France a besoin aujourd'hui, c'est, pendant quelques années, d'un "gouvernement de salut public" ...malheureusement ce n'est pas, aujourd'hui, dans notre culture politique. Nous sommes entraînés depuis 40 ans dans des luttes gauche-droite épuisantes et stériles qui nous ont conduits à létat où nous sommes.

Les centristes ont compris ça depuis longtemps, il faut rassembler tous ceux qui veulent participer au redressement, de la gauche modérée non dogmatique (...je me pose des questions sur son existence réelle !!?) à la droite modérée. François Bayrou a tenté, sans succès, de créer ce rassemblement. C'est son non succès qui m'a décidé à me mettre "en congé" du MoDem et à rejoindre l'UDI, qui me semble mieux réussir.

Les socialistes et François Bayrou ne sont pas capables de créer la nouvelle majorité dont nous avons besoin, sauf à convaincre les forces du centre-droit (UDI) d'accepter de participer à la reconstruction de notre démocratie ...avec un contrat à durée déterminée ...conduisant à de nouvelles élections.


François Hollande et ces alliés actuels n'accepteront pas cette hypothèse (EELV a déjà proposé un "rassemblement" de Bayrou à Mélanchon!!), il doivent donc assumer seuls, avec une équipe restreinte, la révolution citoyenne et morale que tout le monde attend, en plus du redressement économique et de la création d'emplois.

 

Il doit avoir le courage de décider d'une nouvelle loi de moralisation de la vie publique, concernant notamment :

- le non cumul des mandats

- la diminution du nombre de ministres, de députés, de sénateurs ...et du nombre des élus des collectivités   territoriales !

- le non-conflit d'intérêts 

- la publication et le contrôle du patrimoine des élus

- la lutte contre la fraude fiscale

  - la même loi fiscale pour tous, y compris ministres, députés et sénateurs 

- la présence réelle des élus lors des votes

 

Normalement le processus devrait passer directement par une proposition de loi à l'Assemblée Nationale ...mais la non-confiance dans la volonté de nos représentants de gauche comme de droite, à voter l'abolition de certains privilèges inacceptables est telle qu'on risque de devoir passer par l'étape référendum

 

Comme vous le savez, localement j'ai combattu la proposition d'augmenter le nombre des élus en intercommunalité, là aussi il faut être "raisonnable" et arrêter cette inflation de représentants. Même s'il n'y a pas d'indemnités, cela représente des bureaux, des heures de réunion, du papier, des crayons, des clics d'ordinateurs et du carburant ...entre autres. Un élu maire local m'a répondu " la dictature c'est mieux !?" : pour moi la dictature c'est la confiscation de tous les pouvoirs aux d'une ou quelques personnes seulement ...et en matière de cumul, celui-là est bien placé pour connaître.

De la même façon, pour les grands exécutifs locaux et régionaux, la connaissance de possibles conflits d'intérêts peut être nécessaire, y compris au sein des municipalités ...je ne citerai pas d'exemples.

...et pourquoi pas la publication du patrimoine ! En ce qui me concerne, mon indemnité a servi à compenser les frais liés à la fonction d'adjoint et, compte-tenu de sa modestie, aucun enrichissement n'est pensable ...voire même être de ma poche" a plutôt été le cas! Mon patrimoine personnel n'a pas varié entre le début et la fin du mandat : une résidence principale à Albertville, une maison à Noirmoutier, un studio à Grenoble et un appartement à Angers + quelques modestes placements financiers (assurances-vie) et 2 automobiles. 

 

Espérons qu'enfin une nouvelle loi et un nouveau gouvernement restreint aident à rétablir la confiance entre les citoyens et leurs représentants !

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 23:33



Les lois électorales, pour les communes, les intercommunalités et les cantons sont sur le point d'être adoptées. Les votes d'articles se poursuivent, notamment pour l'élection des futurs conseillers départementaux.

La nouvelle loi prévoit de diviser par 2 le nb de cantons ...mais de multiplier par 2 le nb de conseillers par canton !! ...difficile à suivre ! Finalement les élus de plus gros cantons ne deviendront-ils pas des conseillers "territoriaux" comme les avait imaginés le gouvernement précédent?!

Une autre contrainte dans le remodelage des cantons est de limiter l'écart de population à + ou - 20% entre le canton le plus peuplé d'un département et celui le moins peuplé, par rapport à la moyenne.

 

En ce qui concerne notre département de Savoie, nous devrions donc passer de 37 à 19 cantons (moitié arrondie au canton supérieur). La population moyenne par canton étant de 22565 habitants (428751/19), nos cantons serons "remodelés" pour avoir une population comprise entre 18052 et 27078 habitants !

Compte-tenu de la spécificité de notre territoire de montagne (évoquée, entre autres par Hervé Gaymard et Jean Lassale) et ses grands espaces ruraux, cela va être difficile de ne pas "oublier" les problèmes ruraux pour se concentrer sur les problèmes des villes et des banlieues !

 

Quel "tripatouillage" électoral vont nous concocter les socialistes ?!! En effet, les élus socialistes (leurs "obligés" d'EELV se sont abstenus) sont les seuls, contre tous, à voter ces articles de loi! Vendredi soir ils n'étaient que 245 socialistes à voter (sur 295 députés PS et apparentés!).

Bien sûr, les socialistes, qui pratiquent l'exclusion, ont soigneusement évité d'introduire un tant soit peu de représentation proportionnelle !! ...comme souvent, nationalement, régionalement et localement : "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ! Aux antipodes de la démocratie!

 

Pour info, quelques interventions de Jean Lassale et une intervention d'Hervé Gaymard :


La parole est à M. Jean Lassalle, pour soutenir l’amendement n° 630.

M. Jean Lassalle. Un département de montagne caractérisé par une faible densité démographique, des handicaps naturels importants, une superficie très étendue doit pouvoir bénéficier d’exceptions dans la future délimitation des cantons, en application de l’article 8 de la loi relative au développement et à la protection de la montagne qui précise que « Les dispositions de portée générale sont adaptées, en tant que de besoin, à la spécificité de la montagne. »

Je l’ai déjà dit ce matin, le ministre a du talent et le rapporteur de la constance. Il est dommage que ces deux hommes mettent leur très grand talent au service d’une cause qui va modifier si brutalement notre pays.

Monsieur le président, je n’ai jamais été ministre et je ne le serai jamais. Mais au vu de ce qu’il faut faire pour être ministre, je ne le regrette pas car nous sommes là en train de changer profondément la nature de notre pays.

 

M. le président. La parole est à M. Jean Lassalle (article 5).

M. Jean Lassalle. Je suis sensible aux propos de M. le ministre parce qu’il n’arrive pas si souvent qu’on me reconnaisse quelque qualité. Mais cela ne me monte pas à la tête pour autant ; selon un vieux dicton de chez nous, « montagnard doit rester sans hommages ni servitudes » – même si je le traduis mal, c’est en tout cas ce qu’il signifie.

Ceci étant dit, cela ne fait pas de mal, de temps en temps, de s’entendre reconnaître quelque mérite.

Nous nous inscrivons dans la continuité de trente ans de réforme. M. le ministre a très bien rappelé ce matin comment tout ceci avait commencé en 1986 et 1987, et les étapes qui se sont succédé depuis. Mais notre pays s’est-il vraiment porté mieux de cette réforme ? A-t-on pu freiner, d’une manière ou d’une autre, l’explosion des banlieues et l’exode rural, qui touchent une portion très importante de notre territoire ? Non ! Et ce n’est malheureusement pas cette loi qui va nous permettre de le faire.

Comme je le disais tout à l’heure, une loi ne doit pas seulement tirer des enseignements du passé : il ne sert à rien de passer son temps à critiquer ce qui a été fait par le passé, de dire qu’on va faire autre chose, et de faire encore un peu plus mal. Ce n’est pas la bonne méthode ; il faudrait plutôt anticiper et imaginer ce que doit être une France à nouveau équilibrée, et réconciliée avec elle-même.

Quelqu’un disait ce matin que je défendais excessivement les territoires ruraux. J’ai fait le décompte : pendant la dernière campagne électorale, j’ai été plus souvent invité dans les banlieues que dans les campagnes, ce qui veut dire que, même avec mon accent et mes propos mal ajustés, je peux me faire entendre des banlieues…

M. Manuel Valls, ministre. Mais bien sûr.

M. Jean Lassalle. …et des banlieusards, que je connais parfaitement. Je souhaite simplement qu’ils puissent retrouver le sourire, être un peu moins étouffés, et qu’ils votent de nouveau, parce que c’est cela, le problème.

Laissons voter les citoyens de nos territoires, qui votent régulièrement à 70 ou 80 %, parce qu’ils sont devant des enjeux qu’ils comprennent, des enjeux qui réunissent, depuis la Révolution, et même auparavant, les hommes et les territoires.

Monsieur le président, je vous remercie de m’avoir laissé m’exprimer, même si je ne me fais aucune illusion sur l’avenir de cette loi.

 

M. le président. La parole est à M. Jean Lassalle, inscrit sur l’article 6.

M. Jean Lassalle. Je pensais que pourrions peut-être sortir un peu du débat juridique, qui est vraiment très encadré par le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel. J’essaierai donc de revenir à une approche politique, plus large, qui fasse honneur à la représentation nationale.

Nous sommes tous impliqués dans tout ce que nous avons pu rater, car nous n’avons pas réussi grand-chose au cours des trente dernières années ! Le moment est peut-être venu de réhabiliter un certain nombre de territoires qui se sentent abandonnés. Je sais que vous avez tous des territoires comme cela dans vos circonscriptions. Pendant les campagnes électorales, on essaie de trouver les mots – et encore, seulement à l’intention des électeurs qui viennent nous voir et font l’effort de nous dire bonjour bien qu’ils ne croient plus guère en nous.

Avec une telle réforme, je pensais que nous essaierions de nous engager dans une nouvelle direction. Or, à mesure que défilent les articles, je me rends compte que, malheureusement, il n’en est rien. Nous allons vers une France qui ne se ressemble pas, vers une France que l’on ne retrouve pas dans son histoire, vers une France uniforme alors qu’elle ne l’a jamais été,…

M. Yves Censi. Bravo !

M. Jean Lassalle. …vers une France qui n’aura plus la cohérence dont elle a tant besoin, ni la fantaisie de ses territoires et de ses provinces qui seront progressivement réduits à néant. Je le regrette très sincèrement.

Je regrette que, malgré le talent de notre ministre actuel qui sera certainement élu un jour Président de la République (Rires sur divers bancs) – je le pense ! –,…

M. Lionel Tardy. Monsieur le ministre, vous êtes monté en grade aujourd’hui ! (Sourires.)

M. Jean Lassalle. …nous n’ayons pas eu la clairvoyance d’ouvrir un nouveau chemin à la France de l’égalité des chances, pour tous et quels que soient les territoires. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)

 

M. le président. La parole est à M. Jean Lassalle (article 7).

M. Jean Lassalle. Monsieur le ministre, je suis en train de me rendre compte que vous êtes en train d’instituer un député bis, peut-être même deux députés bis, à l’intérieur d’une circonscription. Voire quatre !

Je me demande comment nous allons gérer cela.

M. Yves Censi. Écoutez le chantre des territoires !

M. Jean Lassalle. Imaginez le député de l’Assemblée nationale avec autour de lui des conseillers généraux et leurs 40 000 électeurs. Il ne faudra pas attendre longtemps pour que l’un d’entre eux pense à monter à l’étage supérieur.

M. Marc Dolez. C’est sûr !

M. Jean Lassalle. Au lieu d’y trouver avantage, on récoltera des polémiques locales et des guérillas incessantes qui n’apporteront rien.

Il aurait fallu, monsieur le ministre, des politiques de substitution. Naguère, mon groupe s’était permis d’en proposer une : agrandir les régions et laisser les départements en l’état. Il y a en effet un tel lien entre les départements, les communes, les cantons, les intercommunalités que l’on ne voit pas très bien par quoi les remplacer. Cela résidait sur le fait que les cantons devaient être élus au suffrage universel. Il n’y a pas si longtemps, du temps où le conseiller général de nos cantons, aujourd’hui décrié, était comparé au Président de la République du fait de son mode d’élection, le suffrage uninominal à deux tours. Ce n’est que depuis qu’on lui a adjoint un suppléant que cela a un peu changé.

Pour aller au bout de ma démonstration, je pense qu’il aurait été relativement simple de corriger ce scrutin en tenant compte des populations des villes et des banlieues. Pourquoi, dans ce cadre, ne pas imaginer un scrutin à la proportionnelle et laisser la représentation territoriale telle qu’elle est dans notre pays ?

 

M. le président. La parole est à M. Jean Lassalle (article 9).

M. Jean Lassalle. Permettez-moi d’abord, monsieur le président, de vous remercier de m’avoir autant permis de m’exprimer.

Monsieur le ministre, chers collègues, ce sera certainement ma dernière intervention ce soir, le vol pour Pau demain matin ayant été supprimé – ce qui montre d’ailleurs, avec ces huit cents kilomètres qui nous séparent de Paris, que tous les territoires ne sont pas à égalité !

Je n’aurais jamais imaginé, lorsque j’ai été élu dans mon canton, que je serai le dernier conseiller général de ce canton-là, qui a quand même été celui de Louis Barthou, lequel n’est pas un personnage quelconque de l’histoire de France – les élections cantonales étaient d’ailleurs les élections locales auxquelles il était le plus attaché.

J’ai suivi avec attention ces débats. Je reconnais, encore une fois, un talent exceptionnel à M. le ministre. J’ai découvert celui de M. le rapporteur, que je ne connaissais pas sous cet angle : il est brillant. Malgré tout cela, je n’ai pas été convaincu. J’aurais préféré qu’ils jouassent un rôle différent tous les deux, plus conforme à ce que le parti socialiste avait promis lors des dernières campagnes électorales.

M. Guy Geoffroy. Il ne faut jamais écouter les promesses du parti socialiste, et encore moins y croire !

M. Jean Lassalle. Je n’étais pas favorable, moi non plus, au conseiller territorial, et je n’ai pas soutenu le projet de loi. La droite, qui l’avait proposé, a d’ailleurs subi de ce fait un terrible camouflet avec la perte du Sénat.

Quant à vous, je n’ose imaginer ce qui vous arrivera après que cette réforme aura été adoptée ! La colère sera très grande dans les territoires, que vous le vouliez ou non ! (« Très bien ! » sur les bancs des groupes UMP et UDI.)

Les citoyens ont cru à ce que vous disiez ; ils ont cru que vous redonneriez effectivement une chance à ces territoires oubliés. Or ces territoires continueront à être oubliés, car les règles imposées par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État – qui, semble-t-il, sont devenus les grands patrons de la France – vous empêcheront de faire varier significativement la taille des cantons. Nous sommes des oubliés, parmi les herbes folles de l’oubli. Je me sens, ce soir, un peu humilié.

M. François Sauvadet. Bravo, monsieur Lassalle !

 

M. le président. La parole est à M. Jean Lassalle, inscrit sur l’article 12.

M. Jean Lassalle. J’ai eu l’occasion de faire à diverses reprises le tour de France pour des campagnes présidentielles et législatives dans des cantons qui souvent se ressemblent et qui vont se retrouver demain sans conseillers généraux.

Je voudrais à cet égard vous faire part des problématiques auxquelles on pourrait s’attendre dans mon canton si M. le ministre ne pouvait respecter l’engagement qu’il a laissé entrevoir pour la vallée d’Aspe.

La première problématique a trait à une usine connue dans le monde entier, l’usine Toyal, que la plaine veut à tout prix arracher à ma vallée : l’entreprise Total, qui n’a pas reconverti le site de Lacq, veut en effet l’enlever.

La deuxième problématique tient au fait qu’après l’inauguration du tunnel du Somport, l’un des plus longs du monde, cinquante kilomètres de routes nationales n’ont pas été réalisées ce qui fait qu’aujourd’hui les poids lourds doivent emprunter des déviations très dangereuses.

La troisième problématique porte sur la ligne de chemin de fer Pau-Canfranc, que M. le président du conseil régional Alain Rousset essaie d’ouvrir de toutes ses forces depuis quinze ans sans y arriver pour l’instant.

M. Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois. Cela n’a pas grand-chose à voir avec l’article !

M. Jean Lassalle. Certes, mais imaginez ce que cela donnera quand il n’y aura pas de conseiller général sur ce territoire, sachant qu’en plus nous n’avons pas bien sûr échappé au parc national, qui recouvre l’ensemble de la vallée.

Comment voulez-vous qu’un territoire comme celui-ci, pétri d’histoire, puisse avoir une quelconque chance, quel que soit le nombre de ses habitants, de se faire entendre à l’avenir s’il n’y a plus de conseiller général ? Et de tels exemples, j’aurais pu vous en trouver dans toute la France. 

 

Hervé Gaymard :

 

 

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 21:13

Guy Carlier (630x421) 

Le samedi matin, sur Europe1, vers 7h52, Guy Carlier nous délivre une courte chronique : "à la p'tite semaine", celle d'hier revenait sur les diversions lamentables offertes, ce week-end, par 2 organes de presse de la gauche française, l'hebdomadaire "Le Nouvel Observateur" et le quotidien "Libération".

 

Voici les "unes" de ces publications :

 

       nouvelobs-cover         Libe marcela iacub

 

Les 2 unes sont consacrées à la suite de l'acharnement sur DSK! Cette fois-ci c'est par l'intermédiaire d'un bouquin publié par une femme, Marcela Iacub, qui a eu envie de vivre une liaison avec lui.

 

 

Je crois comprendre que cette femme avait de graves problèmes psychologiques, qu'elle était en pleine déprime et que dans cette déprime elle faisait une fixation sur DSK, pourquoi pas ?!

 

Ensuite, le fait de vouloir "sortir" de son état, et peut-être se laver de ce qu'elle considère maintenant comme une tache pour elle, en publiant un livre évoquant, non seulement sa vie privée, mais surtout la vie privée d'autres personnes - qu'il s'agisse de personnages publiques ou pas - n'est pas admissible.

Nous voyons-là, entre autres, les dérives du système ultra-libéral que Nouvel Obs et Libé critiquent ...mais dont ils s'accommodent pour "optimiser" les résultats de leurs entreprises.

Mais il faut peut-être y voir une autre motivation : Marcela Iacub, le Nouvel Obs et Libé ne sont pas les seuls à espérer que de nombreux "voyeurs" achètent leurs diverses publications ...transformer les Français en voyeurs pour qu'ils détournent leurs yeux des vrais problèmes du pays, voilà une bonne aubaine pour un gouvernement qui ne fait rien pour les résoudre !!

Le gouvernement Hollande devient un vrai spécialiste de la diversion après "le mariage pour tous" il fallait trouver autre chose pour amuser les Français, ressortir DSK du placard pourrait faire l'affaire! "DSK, la catharsis française", comme le conclue Guy Carlier !!

--> pour écouter Guy Carlier, cliquer sur sa photo ou ici

 

Je ne terminerai pas cet article sans vous donner la définition du mot CATHARSIS :     

"La catharsis est l'épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l'être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux ... ...En s'identifiant à des personnages dont les passions coupables sont punies par le destin, le spectateur de la tragédie se voit délivré, purgé des sentiments inavouables qu'il peut éprouver secrètement." (Wikipédia)

Non, nous ne nous sentons, malheureusement, pas délivrés de l'incapacité du gouvernement socialiste à résoudre les problèmes de la France !! 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 16:50

logo_rassemblement.jpg Mieux que la multiplication des pains, la multiplication des "associations, partis politiques, rassemblements, clubs de réflexion"...etc !

Ce n'est pas encore le printemps - quoique (?) - mais je suis frappé depuis quelques jours, par un phénomène de bourgeonnement autant révélateur que surprenant, l'annonce par différents responsables politiques de la création, ici, d'un club de réflexion, là, d'une association politique "transversale", plus loin d'un nouveau parti politique et ailleurs d'un "mouvement d'opinion".

 

Surprenant, non, révélateur, oui !

La vie politique française actuelle ne satisfait personne, nous sommes dans l'imbroglio le plus total, à gauche, à droite, au centre. Nous ne vivons que divisions, la dernière en date est offerte par le passage en force du "mariage pour tous", sujet qui mérite une vraie réflexion nationale (peut-être pas un référendum) mais qui ne revêt aucune urgence, par rapport au premier souci de nos concitoyens qu'est l'emploi!

Devant ces querelles entretenues et la volonté de poursuivre une bipolarisation politique exclusive, dans notre pays, l'entraînant depuis plus de 30 ans, vers l'état de crises (financière, économique, morale, citoyenne...) où il est aujourd'hui, nombreux sont ceux qui souhaitent rassembler! C'est une volonté tout à fait louable.

 

La dernière en date (en ce qui concerne mon information) est celle menée par Corinne Lepage, avec "LE RASSEMBLEMENT" dont le logo figure en tête de cet article.

 

Voici l'introduction de Corinne Lepage, et le texte d'accueil appelant les premières signatures :


 

"madame, monsieur,

La situation très difficile de notre pays appelle de profonds changements dans la manière de faire et de décider.

De manière croissante, les solutions concrètes viennent de la société civile qui entreprend, s’organise, travaille, consomme différemment. Elle est en transition alors que les solutions politiciennes qui sont proposées de part et d'autres sont conventionnelles et malheureusement le plus souvent dictées par des postures et des calculs politiciens plus que par le bon sens et la poursuite de l’intérêt général. De récents exemples démontrent que chacun peut décider, en jouant collectif, de changer le cours des choses et prendre en main son destin, sans attendre des décisions nécessaires qui ne viennent pas.

Nous avons décidé d’innover en créant un rassemblement politique dans lequel  acteurs de la société civile et  citoyens politiquement engagés sont à égalité dans la gestion du rassemblement, la mise en œuvre des projets et les futures échéances électorales.

Souhaitant le succès du mandat de François Hollande, parce que c’est l’intérêt évident de la France, sans pour autant être socialistes, nous venons pour moitié des mouvements politiques du centre (MoDem, Gauche Moderne, gaullistes sociaux) et de l’écologie (CAP21, EELV) et pour moitié du monde entrepreneurial, associatif, universitaire, médical, judiciaire…)

Notre projet est simple : assurer la transition économique de notre pays pour recréer de l’emploi, c’est-à-dire investir massivement  dans la Troisième Révolution Industrielle, valoriser l’entreprise et la production locale, créer l’Etat du XXIéme siècle pour assurer les missions fondamentales (éducation, justice, police)  au meilleur coût , assurer la sécurité humaine, de la paix dans les quartiers à la priorité donnée à la santé,  moraliser la vie publique et économique en mettant un terme aux conflits d’intérêt sous toutes leurs formes et défendre un changement de braquet au niveau européen accompagné d’un nouveau progrès démocratique.

Ce projet allie la recherche de la compétitivité et de l’innovation avec les modes coopératifs et solidaires. Il ne cherche pas à opposer et stigmatiser les uns ou les autres mais à faire travailelr ensemble le plus grand nombre.

Ce projet est transversal :  il inscrit le développement durable dans la réalité et en fait un moteur de dynamisme et donne du sens en s’inscrivant dans l’avenir. Il réunit des objectifs autrefois séparés car classés à droite ou à gauche de l’éventail politique. Il permet le travail en commun au-delà des étiquettes habituelles.

Venez nous rejoindre... Signez et faites signer le manifeste du Rassemblement..." 

Le "Rassemblement" semble vouloir être à la gauche ce que l'UDI est à la droite, c'est la volonté de créer un centre gauche!  

 

Interview Hervé Gaymard La Savoie

Jeudi dernier, l'hebdomadaire La Savoie publiait l'interview d'Hervé Gaymard qui, comme la plupart d'entre nous "ne se reconnaît plus dans la politique actuelle".

Sa réponse à la question "Est-ce opportun de rester dans un parti qui avance difficilement, comme le PS du reste... N'avez vous jamais envisagé de créer votre propre courant politique ? a été : "Ne me reconnaissant pas dans la politique française actuelle, ne me sentant pas incarné, je compte, avec quelques amis, créer un mouvement d'opinion dans les prochains mois."

 

Centre-avenir.png


Quelques jours avant, c'était un message de mon amie Marina Ferrari - présidente départementale du MODEM - qui m'apprenait l'existence et le développement d'une association centriste indépendante dont elle est membre du conseil d'administration : Centre Avenir.

Voici la présentation de Centre Avenir :

Qui sommes-nous ?

Centre Avenir est une association de loi 1901 créée en 2011 dont la mission première est simple : organiser dans notre pays un espace ouvert de débats, de réflexion et de rencontres afin de rendre plus audibles les valeurs et les idées du Centre et ainsi de contribuer à sa reconstruction.

L'association Centre Avenir est-elle affiliée à un parti politique ?

Centre Avenir n'est pas affiliée à un parti politique et n'en soutient aucun en particulier. Elle est ouverte à tous les citoyens sensibles à la construction d'une nouvelle voie politique dépassant les clivages traditionnels.

L'association est composée de femmes et d'hommes ayant ou non un engagement dans un parti politique.

Quel est le "cœur de métier" de l'association ?

L'activité principale de l'association consiste à organiser dans notre pays des conférences-débats réunissant des experts, des acteurs de la société civile, des responsables politiques ainsi que des citoyens pour contribuer à faire émerger des valeurs et des idées utiles au Centre.

En marge de ces débats, Centre Avenir souhaite aller à la rencontre des personnalités qui comptent dans cette famille politique et ainsi véhiculer leurs messages.

 

Ma perception et ma conclusion :

- en plus de toute autre crise, nous sommes en crise politique. Les élus et les militants ne s'y retrouvent plus, les deux grands partis sont à des années lumières des réalités ...comment voudrait-on que les citoyens moins avertis aient la foi, qu'ils ne soient pas désabusés et qu'ils ne soient pas virulents contre le monde politique !

- des personnalités conscientes, humanistes et constructives, dont celles que j'ai citées ci-dessus, mais aussi bien d'autres, ont le courage de vouloir aider à la reconstruction et à la reconquête de la confiance des Français, c'est une richesse! Il n'y a pas de fatalité !

- malgré tout, les "officines" sont trop nombreuses. Bien sûr, chacun voudrait que la reconstruction se fasse, mais, si possible, autour de lui/elle, OK, mais n'attendons pas trop longtemps avant de voir se rassembler un vrai pôle de citoyens, avec des idées simples, réalistes, de citoyens qui travaillent sur une vision d'avenir sans dogme type 1936 ou type ultra-libéral!

- j'ai, par ailleurs, une crainte, celle de voir fleurir des "micro-partis", surtout à la recherche de financements en contournant la loi, en période pré-électorale, comme ce que les médias avaient dénoncé, il y a un peu plus de 2 ans. Voir :

les micro-partis politiques en 15 questions

l'ump multiplie les micro-partis  

- restons optimistes : je souhaite que nos "boulangers et boulangères" ne multiplient pas les pains mais travaillent pour "le pain pour tous"! En ce qui me concerne je continue à oeuvrer, à la fois dans le débat d'idées, dans l'action et dans le rassemblement des bonnes volontés de bon sens, le plus large possible.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:41

C'est avec une grande satisfaction que j'ai appris ce matin, via Europe1, le probable abandon de l'obligation de posséder un - voire deux - ethylotest dans son véhicule !

J'ai publié trois articles sur ce blog (les 5 et 19 avril puis le 5 juillet) pour présenter les circonstances plus ou moins troublantes dans lesquelles ce décret avait été pris, pour en dénoncer la non efficacité et pour proposer une solution vraiment efficace.

Je reste persuadé que la consommation trop importante d'alcool est dangereuse, non seulement pour la santé mais aussi dans la conduite automobile et dans la conduite de différents outils et engins sur les chantiers et les sites de production industrielle.

En ce qui concerne la sécurité routière, je maintiens qu'à terme, il faudra mettre en oeuvre le couplage ethylotest/antidémarrage. Sans doute il faudra, plus tard, combiner cet équipement avec la détection de l'état d'emprise de la drogue. Les progrès technologiques aideront à rapprocher cette mise en oeuvre mais je ne la crois pas possible dans l'immédiat ...sauf à proposer, comme je l'ai indiqué le 5 juillet, le même système que celui qui est utilisé (obligatoire), actuellement, pour les chauffeurs d'autocars.

 

Voici donc, ci-dessous, l'information d'Europe1 :

 

"La fin de l'éthylotest obligatoire dans nos voitures, c'est maintenant. Selon les informations recueillies par Europe 1, c'est en substance le message que devrait faire passer le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, mardi, lors d'une conférence de presse sur la sécurité routière.

 

Une loi jamais appliquée...

Cette loi est théoriquement entrée en vigueur le 1er juillet dernier mais n'a jamais réellement été appliquée. Dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, on est assez clair : "personne au gouvernement n'a envie de s'embêter avec cette règle décidée sous la présidence Sarkozy".

Ethylotests-distribues-fete-de-la-musique

 

Et pour cause, théoriquement, les premiers contrôles devaient avoir lieu le 1er novembre avec, à la clé, une amende de 17 euros pour les automobilistes ayant oublié de se munir de leur "ballon" personnel. Mais dans les faits, cette mesure a été repoussée devant l'incapacité de répondre à la demande de la seule usine qui fabrique les appareils en France. Manuel Valls avait donc repoussé l'application des sanctions au 1er mars 2013.

 

... bientôt suspendue ?

12.10-valls-marseille

 

Mais le ministre va demander au Conseil National de la Sécurité Routière de rendre d'ici cette date une évaluation de la pertinence de cette mesure. "Ce dispositif et sa mise en oeuvre posent un certain nombre de questions légitimes, donc il faut l'évaluer (...). Le conseil, présidé par le député Armand Jung, évaluera ce dispositif et après cette évaluation, j'en tirerai les conclusions", a-t-il précisé mardi matin au micro d'Europe 1. Une première étape avant d'enterrer le dossier qui ne devrait de toute façon pas susciter de levée de bouclier particulière.


"Un pur gadget"

Pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, cette mesure est en effet un "pur gadget". Elle énumère au micro d'Europe 1 la liste des problèmes de ces éthylotests : "Il faut rappeler que 80 % des accidents mortels ont lieu au-delà de 1,2 g d'alcool, qu'ils ne sont pas fiables, qu'ils contiennent des substances chimiques toxiques, que dès 2002, il était recommandé que les gendarmes ne les utilisent pas, qu'ils ne supportent pas le chaud, pas le froid, et qu'en plus ils sont devenus introuvables". En bref, selon elle, rendre obligatoire les éthylotest ne "sert à rien"."

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 09:22

Suite à un message qui tourne sur les réseaux sociaux, aujourd'hui je vous demande, amis lecteurs de mon blog, de répondre à l'appel qui suit. J'ai vu ce film remarquable l'an dernier, il ne laisse pas indifférent, il est remarquable et il est important que le grand public y ait accès, qu'il ne soit pas réduit à passer seulement dans les salles "art et essais" ou les petites salles de cinéma militant : le problème qu'il présente est extrêmement grave !!

Merci de votre participation à sa promotion (merci Jean pour m'avoir fait passer le message ...que j'ai déjà posté sur Facebook) 

Voici une affaire qui nous concerne tous, SANS EXCEPTION ! La sortie en salle du film : "Nos enfants nous accuseront".

Ils nous accuseront aussi pour les effets du politiquement correct

Pour que ce film soit en salle (film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides), il faut qu'un maximum de personnes regarde la bande-annonce ci-dessus dans les 2 jours qui suivent.

C'est le nombre de visites dans les 2 jours qui fera emporter la décision de sa mise en distribution grandes salles.

Faites le suivre rapidement, s'il vous plaît, à tous vos contacts, merci par avance.

Pour que Monsanto & Consorts ne soient pas leur futur...

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:54

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C'est le principal enseignement de l'ensemble des scrutins que nous venons de vivre et de celui d'hier en particulier : nos députés sont, pour la plupart, élus par moins d'un électeur sur trois !!

Les partis politiques n'aiment pas faire ce genre de constat, tant ils sont comptables uniquement de pourcentages de suffrages exprimés, sans tenir vraiment compte dans leurs analyses des électeurs qui ne trouvent pas intérêt à utiliser leur droit fondamental de voter !

Seulement un Français sur deux s'est déplacé ! Certains d'entre eux ont même eu le courage de ne glisser aucun bulletin dans l'enveloppe : ces cas relativement nombreux m'ont interpellé, lors du dépouillement dont j'étais responsable ! C'est dire l'immensité du doute qui envahit nos concitoyens, doute sur la faculté des élus à améliorer leur condition de vie, à résoudre les problèmes liés à ce que nous appelons LA CRISE !

Pour amplifier la victoire il faut malheureusement abonder dans la surenchère : "demain je rase gratis". Ce qui, en l'occurrence, s'est traduit par "je vous donne la retraite à 60 ans", "je vous augmente la prime de rentrée scolaire", "je vous augmente le SMIC", "je vous donne plus de congés scolaires"... il y en avait un peu pour tout le monde !

Nous savons tous qu'il faut avoir d'abord des recettes avant de penser aux dépenses (j'ai apprécié cette priorité dans les interviews de Béatrice Santais), et je ne crois pas que nous échapperons à un plan d'austérité, disons "de rigueur", où il faudra, à la fois, augmenter les recettes et couper dans les dépenses ! Les Allemands n'accepteront pas longtemps de travailler jusqu'à 67 ans pour payer la retraite des Français à 60 ans !

 

Le courage, c'est maintenant !

La distribution des "su-sucres" va s'arrêter et les vraies mesures sont à prendre. Il est vraisemblable qu'en jouant sur la sémantique, ce n'est pas un plan d'austérité que le gouvernement va annoncer mais un plan de croissance, ou un plan de relance (cela a déjà été utilisé par "l'ennemi" d'hier, le mot est peut-être tabou) ...ou autre chose, mais "plan d'austérité" ce n'est pas "vendeur", même si le but est le même !

Forts de ces convictions, nos concitoyens ne se sont pas déplacés, seuls les inconditionnels de chaque grand parti - ou tendance - l'ont fait, plus quelques Grands Citoyens.

Si on prend l'exemple de notre "belle Savoie", seuls environ 53% des électeurs se sont déplacés : 299 410 inscrits, 158 305 suffrages exprimés ! Nos députés savoyards ne sont même pas élus par un électeur sur trois :

Dominique Dord : 31,68%

Bernadette Laclais : 30,00%

Hervé Gaymard : 28,24%

Béatrice Santais : 27,44%

 

Pour information, notre département a maintenant 2 députés PS et 2 députés UMP et le vote départemental global est le suivant : candidats de droite = 82921 voix, candidats de gauche = 75384 voix.

 

Il n'y a donc pas eu d'enthousiasme pour aller voter hier, manque d'enthousiasme qu'on pouvait déjà remarquer lors des résultats de l'élection présidentielle (voir mon article).

Cependant, le résultat est là et le parti socialiste, même si le résultat qu'il a obtenu est entaché d'une non validation par une large majorité des Français, se voit confier une énorme responsabilité. La tendance pourraît être de tout décider sans larges débats, la tentation sera grande, il va falloir peser pour que cela ne soit pas le cas : accordons au-moins un préjugé favorable !

...et soutenons les initiatives qui faciliteront la reconstruction du pays, la construction d'une vraie Europe des citoyens, et celles qui concoureront à améliorer la vie locale. 

...à suivre

 

 

 

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Published by Alain Marçais - dans 07.Actualité nationale
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 17:34

AIX5.jpg Nous venons de vivre le premier acte d'une série d'élections importantes pour l'avenir de notre pays - voire plus - celui de l'élection d'un nouveau président de la République. Dans un article que j'ai publié le 26 avril, j'ai indiqué que je voterai pour François Hollande, compte tenu d'un plus grand respect des valeurs humanistes, comparé à l'attitude du candidat sortant Nicolas Sarkozy, surtout celle qu'il a affichée dans la dernière partie de sa campagne.

 

Contrairement aux pronostics, la victoire de François Hollande a été "une courte victoire". Dans les rangs de mes collègues, réunis salle René Cassin, c'était le plaisir de la victoire mais pas l'euphorie. Certains pensaient même qu'au fur et à mesure de la soirée, le pourcentage annoncé pour François Hollande, 51,8%, je crois, augmenterai "avec le vote des grandes villes". II n'en a rien été, le vote des grandes villes étant déjà inclus dans les sondages effectués à la sortie des urnes, et le pourcentage a même baissé pendant la soirée, pour s'arrêter à 51,64%.  

L'édito du 9 mai, d'Edwy Plenel, patron de Mediapart - qu'on ne peut taxer d'être "droitophile", c'est le moins qu'on puisse dire - reflète bien l'état des esprits au lendemain matin du 2ème tour : ..."La France tourne la page Nicolas Sarkozy, et c’est heureux. Mais la victoire de François Hollande est fragile parce que courte. Elle est surtout provisoire tant que la gauche ne sera pas assurée d’une majorité parlementaire."...

En effet, si on peut penser qu'il y ait eu un rejet de la personne de Nicolas Sarkozy, un vote avec une si faible marge ne présente pas le choix d'une politique socialiste. Le résultat est un résultat de NI-NI, ni droite ni gauche, ce que l'on ressentait bien pendant la campagne ...mais la bipolarisation médiatique a fait son oeuvre. 

 

Les résultats locaux :

Sur le territoire de CoRAL, François Hollande l'emporte avec 50,72% (50,75% hors Albertville et 50,68% sur Albertville).

A Albertville, l'écart est de 108 voix (Notre équipe avait été élue avec 120 voix d'avance!). L'écart est extrêmement faible, il est impossible de prétendre qu'il y ait eu un vrai basculement à gauche. Albertville n'est ni à droite, ni à gauche !!

C'est l'analyse des résultats des législatives qui va permettre une analyse sans l'effet pervers du rejet de Nicolas Sarkozy ...si tant est que l'on n'ait que 2 candidats au 2ème tour.

 

Les débuts de François Hollande :

La confirmation des premières mesures liées aux valeurs, une entrée sur la scène internationale plutôt réussie ...mais les sujets importants ne sont, pour l'instant, pas abordés. Cette impression partagée avec François Bayrou, est parfaitement décrite et argumentée dans l'interview (d'environ 8 minutes) de François Bayrou sur France2, hier, dans l'émission "les quatres vérités" :

Les législatives :

Il est souhaitable que le nouveau gouvernement dispose d'une majorité et que nous n'ayons pas à connaître une cohabitation. Dans une époque de crise comme nous connaissons, ce serai extrêmement dangereux, sinon suicidaire, pour notre pays et l'Europe. Une majorité trop large n'est pas souhaitable non plus, nous souhaitons que nos représentants prennent toute leur responsabilité et ne soient pas des "godillots". Une majorité qui devrait s'appuyer sur des familles politiques constructives serait bienvenue !!

Le Centre pour la France présente, sur le territoire national, 400 candidats. En Savoie, nous avons fait le choix de ne pas présenter de candidats, voici le communiqué de presse de notre "regroupement des Centres" en Savoie :  

"Réunis en assemblée ce samedi 12 mai 2012, les représentants départementaux des mouvements politiques du Centre ayant constitué en 2011 l'Alliance pour un Centre Indépendant en Savoie, ont décidé de ne présenter aucune candidature aux élections législatives de juin prochain.

Cette décision est pour nous lourde de sens, elle reflète notre volonté de marquer notre différence : notre département est le seul en France à avoir réussi à réunir toutes les formations politiques du Centre au sein d'un mouvement commun.                    

Nous sommes en effet en désaccord avec les prises de positions divergentes  de nos représentants nationaux qui ont donné leur intention de vote, que ce soit pour Nicolas Sarkozy ou pour François Hollande, sans se préoccuper de la cohérence globale de la famille centriste.

Ces dissonances conduisent à une certaine incompréhension, nuisent à la lisibilité des valeurs que nous défendons et renforcent la bipolarisation de la vie politique que nous refusons.

Ne pas présenter de candidature au nom de nos mouvements est de notre part un choix assumé de ne pas participer à l'affirmation de ces dissonances.

Nous avons décidé de poursuivre la constitution de notre union en Savoie et préparons donc ensemble, activement, les élections locales qui nous attendent, certains que les savoyards reconnaîtront dans notre décision notre singularité, notre détermination et notre position d'indépendance.

Pour l'ACIS,
Marina Ferrari, Jean Pollier, Patrick Pendola, Lionel Mithieux"     

Ce communiqué est suffisamment explicite et renforce notre volonté d'indépendance (constructive).

 

En ce qui me concerne personnellement, je ferai un choix que je ne publierai pas, mais qui sera fonction de plusieurs critères, dont :

- la volonté de participer à la remise en ordre des finances du pays

- la volonté de faciliter la mise en oeuvre de la création d'emplois ...dans l'économie réelle

- la volonté d'harmoniser le développement dans toute la Tarentaise ...et non seulement dans les stations et les grands pôles d'activité comme Technolac, mais aussi sur Albertville, Moutiers et Bourg-St-Maurice

- la volonté de promouvoir les valeurs humanistes (rassembler et non exclure, être constructif et non "s'opposer pour s'opposer"...etc)

- la volonté de représenter "les monts et les vallées" ...et donc de présenter un binôme conforme à cette nécessité

Pour me mettre dans les meilleures conditions de choix possible, j'assisterai, dans la mesure de ma disponibilité", aux réunions électorales organisées par tous les candidats ...sauf le Front National ...qui prône l'exclusion.

 

...à suivre

 

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