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Alain Marçais :

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  • : J'ai créé ce blog pour émettre et recevoir des commentaires sur les actualités économiques, sociales et politiques locales, régionales et nationales. C'est surtout un moyen de proposer des actions pour aider à résoudre les différentes difficultés de la vie quotidienne.
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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 21:38

MmedeWarens2-copie-1  Extrait du Livre III des Confessions, Jean-Jacques Rousseau :

Dès le premier jour, la familiarité la plus douce s'établit entre nous au même degré où elle a continué tout le reste de sa vie. « Petit » fut mon nom ; « Maman » fut le sien ; et toujours nous demeurâmes « Petit » et « Maman », même quand le nombre des années en eut presque effacé la différence entre nous. Je trouve que ces deux noms rendent à merveille l'idée de notre ton, la simplicité de nos manières, et surtout la relation de nos cœurs. Elle fut pour moi la plus tendre des mères, qui jamais ne chercha son plaisir, mais toujours mon bien ; et si les sens entrèrent dans mon attachement pour elle, ce n'était pas pour en changer la nature, mais pour le rendre seulement plus exquis, pour m'enivrer du charme d'avoir une maman jeune et jolie qu'il m'était délicieux de caresser : je dis caresser au pied de la lettre, car jamais elle n'imagina de m'épargner les baisers ni les plus tendres caresses maternelles, et jamais il n'entra dans mon cœur d'en abuser. On dira que nous avons pourtant eu à la fin des relations d'une autre espèce ; j'en conviens, mais il faut attendre, je ne puis tout dire à la fois.


C'est à Vevey, magnifique ville de la riviéra suisse, proche de Montreux, qu'est née "Maman", le 31 mars 1699.

Françoise-Louise de la Tour devient Madame de Warens en épousant en 1713 Sébastien Isaac de Loys, seigneur de Warens. Il avait 25 ans et elle n"était âgée que de seulement 14 ans !! 

 

maison-de-mme-de-warens.jpg 

Elle vécut sa jeunesse et ses années de mariage dans cette belle demeure de la Place du Marché, devenue, aujourd'hui, le siège du Conservatoire de musique de Vevey.

Non loin de là, avec un vrai tempérament d'entrepreneur, Madame de Warens reprit une entreprise de fabrication de bas de soie et galettes, qu'elle ne cessa de vouloir agrandir et étendre à de nouvelles fabrications, par exemple celle de bas de laine. Pour financer, c'est son mari qui vidait les siens ...et empruntait ! ...et les difficultés s'amoncelaient !

 

Chateau Vevey 

 

L'amant de la Baronne, le colonel Etienne Sigismond de Tavel habitait, au centre ville, le château de Vevey. Revendu en 1733, au gouvernement bernois pour loger les baillis de la région de Vevey, aujourd'hui, le château est occupé, au rez-de-chaussée, par un restaurant, au 1er étage, par un musée historique et au 2ème étage, par la Confrérie des Vignerons.

 

Une entreprise en grande difficulté, l'obligation de se séparer de ses enfants adoptifs pour raisons financières ...raisons sentimentales, ou autres ...en 1726, la baronne de Warens traverse le lac Léman pour se rendre auprès du roi Victor-Amédée II de Savoie, en séjour à Evian. 

 

"Envoyée" à Annecy, par Victor-Amédée II, elle se convertit au catholicisme. Diverses missions lui sont alors confiées ...en échange d'une pension conséquente.

 

Claude Anet, neveu du jardinier de la Baronne à Vevey, a suivi sa maîtresse à Annecy, puis à Chambéry où ils déménagent en 1731. Il y partagera les faveurs de Madame de Warens avec Jean-Jacques Rousseau

 

De nombreux ouvrages d'archives permettent de recomposer le puzzle de la vie extraordinaire de Madame de Warens. Une telle personnalité, un tel tempérament et un tel destin, méritaient bien enfin :


- une expo dédiée : 

 

madame 01 

Le Musée historique de Vevey présente une exposition sur Madame de Warens, depuis le 4 avril dernier. L'exposition durera jusqu'au 6 janvier 2013 : une belle occasion d'aller visiter Vevey, Montreux et le canton de Vaud, distant de moins de 3 heures d'Albertville.

Le musée est ouvert tous les jours sauf lundi (ouvert les lundis fériés), de 11h00 à 17h00. Entrée libre

Pour en savoir plus sur l'expo, cliquer sur l'affiche ou ici : Dossier presse de l'expo


- un livre dédié :

Warens_madame_de.jpg

 

Anne Noschis enseigne la littérature française au lycée de Morges. Après un énorme travail de recherche, elle publie Madame de Warens, une biographie 488 pages ! Cliquer sur la photo pour plus des explications très intéressantes.

 

Ce livre peut être commandé à : http://www.editions-aire.ch/details.php?id=1683

 


Plus d'informations :


Livre_Warens_Vaud.png 

Madame de Warens et le Pays de Vaud, livre de 1891 numérisé par l'université de Toronto. Cliquer sur la photo.

 

 

 

 

 

Voyage_Suisse_Chablais.png 

Voyage dans la Suisse française et le Chablais, livre de 1860, appartenant à la bibliothèque de la Taylor Institution de l'université d'Oxford, numérisé par Google. Page 364 : "Le petit Savoyard", page 379 : "Deux lettres de Madame de Warens". Cliquer sur la photo.

 

 

 

 

Memoires_Warens_Anet.png 

 

Mémoires de Madame de Warens suivis de Ceux de Claude Anet, livre de 1786, propriété de la Bibliothèque Nationale de France, numérisé et disponible au public via http://gallica.bnf.fr/ . Cliquer sur la photo. 

 

 

 

Je vous souhaite de très bonnes lectures et une belle visite à Vevey !!

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 21:05

Thierry 

Cela aurait dû être la fête du football, aujourd'hui à Charvieux-Chavagnieux, dans l'Isère où notre équipe séniors1 devait affronter le club local pour le dernier match de la saison ...et c'est la honte du forfait que nous avons à assumer ! C'est à l'image de la saison que nous venons de passer ...mais c'est aussi l'occasion de "rebondir", car, comme toujours, c'est dans la difficulté qu'on peut préparer l'avenir.

 

 

Cette expérience d'un an au sein du club m'a permis d'en mesurer la profondeur de l'abîme dans lequel il était tombé, d'apporter quelques corrections et de préparer les changements nécéssaires, ce que je vais décrire ci-après.

 

L'UOA est d'abord un club sportif. Une association sportive a trois buts essentiels, deux dans le domaine du sport, former à la compétition et permettre une pratique "loisirs" et le troisième lié à l'aspect associatif, favoriser le vivre ensemble par l'organisation et la convivialité.  

 

Le bilan sportif :


Les jeunes :

Ce n'est pas par hasard que la photo en tête de cet article représente des jeunes du club et leur éducateur, c'est des jeunes et de leurs éducateurs que nous viennent les plus grandes satisfactions. Les résultats des équipes jeunes engagées sont excellents ...et surtout, la qualité de l'éducation qu'ils reçoivent est une fierté pour notre club.

Les éducateurs forment le premier pilier du club, j'en profite pour présenter quelques uns d'entre eux ci-dessous, et je tiens à les remercier pour leur engagement et la qualité de leur travail (par ordre alphabétique):

 Adil

Adil

 Ayoub

Abdou

 Jacky

Jacky

 Kévin

Kévin

 Nabil

Nabil

Thierry

Thierry

Toufik

Toufik

 

 

Hors le "travail" classique des éducateurs, il faut reconnaître qu'ils ont affaire souvent - cela est le cas à l'UOA mais c'est aussi le cas dans la plupart des autres clubs - à des difficultés particulières :

- en début de saison, l'affectation de chacun d'entre eux à une catégorie est difficile, d'une part il y a leurs desiderata mais aussi aussi leur adéquation à accompagner une équipe plutôt qu'une autre, notamment  en fonction de formations d'entraîneur en cours. Comme pour chacun d'entre nous, ils ont leur propre sensibilité, voire une certaine susceptibilité....   

- en cours de saison, si le roulement n'est pas bien prévu au départ, la contribution des parents aux déplacements des équipes est un gros problème ! Ce sont toujours les mêmes - très peu - qui sont disponibles pour accompagner! L'explication est de plusieurs ordres, une difficulté de moyens (finances, automobile), une vraie non disponibilité (exceptionnelle pour tous les déplacements !!) ...ou l'égoïsme, considérant que le club est une garderie ...et pire, le désintérêt pour les activités de ses enfants !!     

Comme nous le voyons le club présente un beau panel d'éducateurs de qualité, c'est un de nos atouts !

 

Les seniors :

Nous avions engagé trois équipes en championnat cette année : l'équipe 1 en ligue Rhône-Alpes, en DHR (Division Honneur Régional), et deux en district départemental, l'équipe 2 en promotion d'excellence et l'équipe 3 débutant en 3ème division. 

Cela a été une grosse déception !

Dès le début de saison, nous avons attendu trop longtemps avant de clôturer les inscriptions. Certains joueurs, totalement irrespectueux des règlements, du club, des dirigeants, des entraîneurs ...et de leurs coéquipiers, ont tardé à payer leurs licences, voire pour certains ne l'ont pas encore payé!! Et ceci dans les 3 équipes.

Ce type de comportement est totalement inadmissible, nous aurions dû exclure ces joueurs dès le début du championnat, quitte à ne plus avoir que 2, et pourquoi pas une seule équipe engagée, cela aurait été le meilleur service à leur rendre, en contribuant ainsi à l'éducation au respect, ce qui est un des rôles du club!!     

Côté éducateurs, nous avons eu de la chance, d'abord avec Norbert Mandès, éducateur chez les jeunes, et seul titulaire d'un brevet d'état - nécessaire pour les entraîneurs de DHR - qui a accepté de prendre en charge l'équipe 1. Compte tenu de son inexpérience à ce niveau et des difficultés à gérer un effectif "difficile", la mission était presque impossible et Norbert a démissionné de son poste à la trêve.

Je tiens à vraiment le remercier ici, il a énormément "donné" au club et à son équipe, et il a eu à porter du "lourd" sur ses épaules pendant sa mission. L'encadrement sportif doit aussi être un plaisir, ce ne l'était plus pour Norbert. Je le remercie d'autant plus que, malgré les circonstances, il a accepté d'accompagner l'équipe pour remplir notre obligation d'avoir sur le banc un entraîneur titulaire d'un brevet d'état. Cela prouve le dévouement et la notion d'intérêt du club qui habite Norbert !! 

Pour revenir sur la difficulté de gestion de l'effectif, j'ajouterai qu'un petit nombre d'éléments de l'équipe 2 ont fait preuve depuis le début de saison de toute l'étendue de leurs caprices et refusé de jouer en équipe 1 quand ils en avaient le niveau et quand l'équipe 1 avait besoin d'eux !! Curieuse mentalité, que là encore je n'avais pas connu dans le milieu sportif ! Il ne m'a pas semblé que leurs encadrants aient beaucoup cherché à améliorer leur attitude !

La deuxième chance que nous avons eue avec les éducateurs est que, après la démission de Norbert, Mario Tulimiéro ait accepté de coacher l'équipe 1, en plus de l'équipe 2 ! Cela lui a présenté une lourde charge aussi, le club lui doit un grand merci ! 

Les entraîneurs/éducateurs des équipes 1 et 2 n'ont pas réussi à former un groupe d'équipiers prêts à vivre l'aventure du club ensemble et à s'impliquer, malgré une ossature possible avec quelques individus de qualité sportives (footballistiques et morales) exceptionnelles et un effectif jeune en devenir. C'est un échec ! Echec dont nous avons vécu aujourd'hui un épilogue lamentable. 

Un mot sur l'équipe 3 : cette équipe a pratiqué un football "loisir", elle a pris du plaisir à jouer, fédérée autour de son entraîneur Esman Ergul. j'ai pris du plaisir à suivre quelques uns de leurs matches. Merci Esman !!

Esman Christophe et Mario 

3 entraîneurs seniors : Esman, Christophe et Mario  

 Un bilan mitigé : descente en PHR pour l'équipe 1, maintien de l'équipe 2 en promotion d'excellence ...et du plaisir à jouer au football pour l'équipe 3.

 

Le bilan financier :

Le club "pousse en avant" un déficit, depuis quelques saisons, la situation financière est difficile mais, comme on a pu le voir ci-dessus, les difficultés essentielles du club ne sont pas financières mais comportementales. Les mauvais comportements induisent la mauvaise réputation du club et, en partie sa mauvaise situation financière.

Les recettes du club sont de 4 ordres :

- la subvention de la ville, environ 13000 Euros

- les licences prises par les joueurs et les dirigeants

- les partenaires : ils nous sont précieux, de plus en plus sollicités et de moins en moins "riches". La réputation du club n'a pas entraîné beaucoup d'entre eux, cette année, à faire figurer leur nom aux côtés de celui de l'UOA ! 

- la buvette et les animations : de moins en moins de bénévoles, donc moins de tournois organisés, un seul, récemment qui a connu un très beau succès, et pas de loto. La buvette, mal située par rapport au stade et des spectateurs beaucoup moins consommateurs que chez d'autres clubs sportifs sont des causes de minimisation de recette.

Les dépenses sont ce que l'on reverse au district et à la ligue, les déplacements, les arbitres, quelques défraiements kilométriques et les diverses pénalisations pour forfaits, cartons jaunes, cartons rouges...etc. 

Bien entendu nous avons agi pour "optimiser" notre compte financier. Dans un premier temps j'ai poursuivi la politique précédente. J'y ai introduit la transparence : dans une association il doit y avoir une totale transparence financière !

Comme certains éducateurs avaient plus de déplacements que d'autres, la participation à leur dépenses kilométriques était plus importante, logique ! Certains éducateurs confondaient participation aux frais et "rémunération" et ont cherché à négocier des sortes de "salaires" : cela m'a pris énormément d'énergie et assuré quelques inimitiés. Je n'avais encore pas vu d'associations, même sportives, où des bénévoles avaient une telle attitude !

Jugeant que la participation du club aux frais de déplacements était trop importante, je l'ai diminuée. Ce poste de dépenses est, aujourd'hui, tout à fait acceptable.

Je tiens à remercier les quelques éducateurs qui, comme d'autres dirigeants (dont moi), ont fait don au club des dépenses occasionnées par leur implication. 

 

L'administration :

La "spirale infernale" que connaît le club depuis quelques années, ajoutée au fait que, de façon générale, le bénévolat se tarit, a pour conséquence que la gestion du club est assurée par un nombre extrêmement restreint de bénévoles.

Le fonctionnement d'un club de football exige beaucoup de travail (je suppose que c'est le cas de la plupart des sports collectifs) avec la gestion des licences, des effectifs (dossiers d'assurances), des équipements (allocation des terrains), du matériel (tenues, ballons, matériel éducatif...), des transports, des accompagnants aux déplacements, de la buvette et des sandwiches, des relations avec la ligue et avec le district ...etc

Une réunion hebdomadaire est nécessaire, surtout pour l'aspect logistique des week-ends à venir : nous l'avons positionnée le lundi, la pratique précédente du jeudi impliquant trop d'urgences à gérer pour le week-end à suivre.

Hors la modification de date, nous avons diminué le temps passé sur les lamentations stériles concernant les comportements des uns et des autres, joueurs, entraîneurs, dirigeants, district, ligue...etc  

 

L'avenir :

Mon engagement pour cette saison était motivée par le refus de voir le club de football d'Albertville déposer le bilan et s'arrêter.

En ce sens la mission est accomplie mais le problème de la survie reste entier ...enfin pas tout-à-fait :

- les dépenses ont été minimisées, les "pendules ont été remises à l'heure" sur la notion de bénévolat par rapport à activité rémunérée

- un engagement citoyen et une convention avec la ville sur un modèle semblable à ce qui se pratique avec d'autres clubs sportifs peut participer à une amélioration de l'image du club et de ses finances

- il est apparu clairement qu'il y avait une faille dans l'organisation avec le manque d'exigence à la prise des licences

- il est clair que nous disposons d'une équipe d'éducateurs de premier ordre et que tous sont bienvenus à prendre leur place dans l'organisation 2012-2013, y compris ceux qui auraient pris une année ou quelques mois sabbatiques. 

- il est apparu que l'organisation du club est à améliorer dans le domaine des objets des réunions : il faut une réunion logistique courte pour la gestion hebdomadaire et une réunion du C.A. régulière pour les choix politiques du club. Des éclaircissements discutés avec notre ami de Mercury, Mr Trollier, militent en faveur de modifications et d'une route (longue!?) vers la labellisation. 

- il m'est apparu que la position d'un élu en responsabilité avait ses limites : d'une part la déontologie, qui fait minimiser voire sous-dimensionner le besoin de lien avec les finances publiques et d'autre part la non volonté de se créer des inimitiés en prenant des décisions "en rupture" 

- la rencontre avec Fabrice Fiorèse et Alexandre Féchoz, fin 2012, a ouvert de belles perspectives pour le club ...à la condition d'aller assez vite maintenant pour apporter confiance et sérénité et répondre positivement à l'ensemble des candidats qui nous contactent et souhaitent accompagner l'UOA Football pour les prochaines saisons. 

 

En conclusion, une nouvelle équipe, particulièrement exigeante en matière de respect et d'organisation, entraînera rapidement une amélioration de l'image du club ...et l'ensemble des conséquences sportives, associatives, partenariales, financières...  je souhaite une belle nouvelle vie à ce club méritant et mes derniers remerciements iront aux quelques bénévoles qui l'ont tenu "à bout de bras" cette saison!! 

 

Rendez-vous le vendredi 22 juin, 19h, à l'hôtel le ROMA, pour l'assemblée générale. 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:24

sourire.jpg

 

 Cela m'a fait plaisir de lire cet article de Sylviane Roche, sous la forme d'une réponse à une lectrice, dans "LE TEMPS", l'excellent quotidien suisse. En effet, moi qui tutoie facilement, qui aurait, éventuellement, tendance à une "familiarité mesurée" avec mes interlocuteurs ou des personnes rencontrées fortuitement, je me suis souvent demandé si mes gestes, signes ou paroles ne pouvaient pas être "mal" interprétées, je veux dire interprétés en se méprenant sur la bonne intention de ma spontanéité.

 

Par exemple, je recevais ce matin des jeunes collégiens et lycéens de Winnenden et en me frayant un passage pour rejoindre leurs professeurs, alors qu'ils étaient assis, au soleil, sur les marches de l'hôtel de ville, j'ai touché la tête de 2 d'entre eux, en leur disant, ainsi qu'à ceux qui les entouraient "bonjour les jeunes!". Mon geste pouvait-il être interprété comme un geste déplacé, fait par un individu au comportement douteux...?

Doit-on s'empêcher de sourire à une personne pour ne pas passer pour un pervers ? Ceci est tout l'objet de l'article que je vous offre ci-dessous à la lecture, puis à la réflexion ....et j'en partage complètement les dernières lignes, continuons de sourire à ceux qui nous en donnent envie !

 

Sourire interdit

 

Par Sylviane Roche

 

Pourquoi est-il si difficile de sourire aujourd’hui?

Je suis dans la file d’attente d’une caisse quand une nouvelle caissière vient s’installer à quelques mètres. Nos regards se croisent par hasard, je lui souris sans réfléchir et elle me sourit à son tour. Mais une fraction de seconde plus tard, nous baissons la tête toutes les deux, gênées, comme prises en faute. Pourquoi? Est-ce si déplacé de sourire à un(e) inconnu(e), qui plus est du même sexe?

Fabienne

 

"Chère Fabienne

J’ai vu à la télévision un reportage qui m’a fait froid dans le dos. A l’accueil d’un commissariat de police en France, un jeune homme attend, son inévitable musique vissée dans les oreilles sous sa non moins inévitable casquette. En face de lui est assis un homme dans la cinquantaine. A un moment, leurs regards se croisent et le monsieur sourit gentiment. Fureur du garçon qui se met à le traiter de pédé, d’enculé, et l’accuse de le draguer. Un policier est obligé d’intervenir pour l’empêcher de mettre à exécution sa menace de «planter» le pauvre homme totalement sidéré. L’incident ne fait l’objet d’aucun commentaire.

En vous lisant, j’ai repensé à ce garçon incapable d’imaginer derrière un sourire autre chose que la saloperie et l’agression. Un garçon (15-16 ans) que la gentillesse alarme parce qu’il ne peut pas l’identifier. Parce que dans le monde dans lequel il grandit, elle n’existe pas. D’un adulte comme ce quinquagénaire, il ne peut attendre que du dangereux ou du sale. Et aussi parce que, dans sa vision au machisme névrotique et désespéré, un homme qui sourit gentiment ne peut être qu’un efféminé ou un prédateur.

On m’a dit qu’aux Etats-Unis (et c’est en train d’arriver chez nous comme toutes ces bonnes choses venues d’outre-Atlantique) si, dans un lieu public, vous avez le malheur de sourire (ou pire de caresser la tête au passage) à un petit enfant que vous trouvez mignon, les parents crient au pédophile et appellent la police.

Nous sommes en train de fabriquer une société étrangement paradoxale, quasi schizophrène: d’un côté, on tutoie tout le monde, on «communique» comme des fous, on annonce des centaines d’amis qui vous «aiment» virtuellement, on «gazouille» tout ce qui nous passe par la tête minute par minute à la terre entière. Et de l’autre, on se coupe du monde, les écouteurs greffés dans les oreilles, les yeux fixés sur le bitume, surtout ne rien voir, ne rien entendre, muré dans sa peur d’autrui. On ne voit pas la vieille dame debout dans l’autobus, ni le SDF assis sur le trottoir; pas plus que l’enfant adorable qui vous rappelle le vôtre, la jeune femme qui vous sourit simplement parce qu’elle est gentille ou heureuse ou les deux. Interdit de les voir sous peine de ringardise, de soupçons et même d’ennuis graves.

Naguère, dans les villages, on saluait ceux qu’on croisait sur les chemins. Il paraît que même cela est en train de disparaître. Je ne sais pas de quel syndrome tout ceci est le signe. Mais je suis sûre que vous avez bien fait de sourire à la caissière et aucune raison d’avoir honte de ce petit moment d’humanité retrouvée.

Et moi, je continuerai à sourire aux gens qui m’en donnent envie, comme dit Prévert, «même si je ne les ai vus qu’une seule fois, même si je ne les connais pas».

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 16:45

Aula_Esserts-Blay.png 

La ville d'Albertville offre une large programmation culturelle tout au long de l'année, grâce à ses équipements (Dôme théâtre, dôme cinéma, salle De Maistre, salle de la Pierre du Roy, salle du Val des Roses, Parc du Val des Roses, place de la Grande Roche à Conflans...) et grâce à un tissu d'associations culturelles très actives (ADAC, Amis du CinémaGrand Bivouac, Rencontres musicales, Comité des Fêtes, troupes de théâtre amateur, ADN, Upperkut...) ainsi qu'au service Patrimoine de la ville et à l'EIMD, Ecole Intercommunale de Musique et de Danse.  

 

Quelques communes voisines accueillent et organisent, régulièrement, des manifestations culturelles et je citerai en particulier deux d'entre elles, Esserts-Blay et Gilly-sur-Isère.

 

Esserts-Blay, en amont d'Albertville sur la rive gauche de l'Isère, dispose d'un site historique remarquable avec le château de la Aula, récemment magnifiquement restauré. Mariages, réunions, concerts y sont souvent organisés.

L'équipe municipale d'Esserts-Blay vient de proposer les "Matinales" printemps-automne 2012, avec une programmation culturelle variée comprenant des concerts et des "cafés-concerts" (musique classique, jazz, reggae...), 2 semaines thématiques sur les Cathares avec expo, lectures et pièce de théâtre...etc

A noter une originalité sympatique : des moments musicaux, le dimanche matin à 10h (13 mai, 16 et 30 septembre, 4 novembre), au tarif extrêmement attractif de 8€ (5€ pour les enfants) qui permet d'écouter une excellente musique et de prendre son petit-déjeuner (boisson chaude + viennoiserie).

Pour télécharger le programme, cliquer sur la photo.

Pour suivre la vie de la commune d'Esserts-Blay : http://www.esserts-blay.fr/

 

Gilly-sur-Isère, essentiellement rive droite de l'Isère, dispose d'un nouvel ensemble patrimonial : espace associatif + bibliothèque. Cet ensemble comprend aussi une salle de specvtacle, vaste et confortable, "l'Atrium", où ont lieu réunions, conférences, concerts...etc.

Remarque : je ne sais pas si Atrium est le nom donné à la salle ou à l'ensemble des bâtiments, je n'ai rien trouvé comme info sur le site internet de la mairie.

Les associations gilleraines sont actives, notamment dans le domaine culturel. L'ensemble musical l'Harmonie, le groupe musical "Sulfate de cuivre" et le "club de l'image" sont de beaux exemples.

Rousseau-Gilly.png Mais, ce dont je voudrais vous faire part est lié à l'initiative de la bibliothèque qui a élaboré un programme de manifestations pour commémorer le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. Conférences, tables rondes et projections se succèdent tout au long de l'année, le prochain rendez-vous est demain vendredi 4 mai à 20h, sous forme de table ronde : "Rousseau et nous, aujourd'hui".

Un moment fort est prévu le 28 juin, avec un banquet républicain "c'est la fête à Rousseau" ! Repas, échanges et lectures partagées, avec la participation de la Cie du Sycomore.

Pour le détail du calendrier de l'année Rousseau à Gilly, cliquer sur la photo. 

Pour suivre les animations à Gilly :

- le site de la mairie : http://www.gilly.fr/

- le blog de la bibliothèque : http://bmgilly.blogspot.fr/

 

En conclusion, comme je l'entends parfois, il ne se passe rien à Albertville - dans le domaine culturel, j'entends - alors ayez la curiosité de chercher du côté d'Esserts-Blay et de Gilly-sur-Isère ...il s'y trouve de belles opportunités! ...nous ne sommes pas chauvins!!

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 13:37

Possessions_fichefilm_imagesfilm.jpg 

C'est aujourd'hui, mercredi 7 mars, que sort officiellement dans les salles le film "POSSESSIONS".

 

Nous avons eu la chance de le voir il y a déjà quelques jours sur notre écran albertvillois, en présence de son réalisateur Eric Guirado.

 

 

 

Autant le dire tout de suite, je n'étais pas extrêmement enthousiaste à aller découvrir ce film, le fait divers, un parmi tant d'autre, n'ayant pas été au coeur de mes discussions autour d'une tasse de thé. Après avoir vu le film ma réaction est complètement différente, j'ai extrêmement apprécié sa facture, finalement le fond et la forme : il ne s'agit pas seulement de la description banale d'un fait divers qui relève de la brigade criminelle mais surtout du cheminement qui a amené les protagonistes à cette situation, et pour certains, à commettre l'irréparable.

Il n'y a pas de "sang" dans ce film plutôt pudique et l'intérêt est complètement dans la peinture de ce qui peut représenter la société d'aujourd'hui, l'opulence de certains, pas forcément arrogants, partiellement inconscients, même dans leur "provocation" et le rêve des autres, que les frustrations et désillusions mènent à une impossible cohabitation.

Le magnifique jeu des acteurs, "plus vrais que vrais" - Julie Depardieu, Jérémie Rénier, Lucien Jean-Baptiste et Alexandra Lamy - sert admirablement le choix du réalisateur en ce qui concerne le scénario. En effet, Eric Guirado nos avertit dès le début du film, qu'il est bien parti de "l'affaire Flactif" (...du nom des victimes et non pas du criminel), mais qu'il y a "inventé" l'histoire qui mène à la conclusion que nous connaissons.

Cette histoire, et la façon avec laquelle le réalisateur la traite, parvient à faire complètement écho à nos certitudes (ou doutes!) profondes sur les incohérences et inacceptabilités du "système" dans lequel nous vivons aujourd'hui. Le film ne nous assène pas un message, une morale, mais nous laisse sur un questionnement et l'envie d'échanger les points de vue avec nos voisins de fauteuil! ...avec une envie d'un vrai débat politique, au sens noble du mot politique.

C'est un très beau film, bravo à son réalisateur et aux acteurs, je ne peux que vous encourager à aller le voir, bonne séance ! 

Juste un message : si la personne qui a évoqué cet aspect de photo de notre société actuelle, avec qui j'ai continué à discuter un peu après le film, peut me contacter, c'est avec plaisir que je poursuivrais la discussion politique entamée... 

 

Voici la bande annonce (sans doute précédée d'un peu de publicité) :

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:53

Pour ceux d'entre vous qui vont sur mon blog et ne sont pas sur Facebook, où vous auriez pu éventuellement voir cette vidéo, je ne peux vous priver d'un tel moment de grâce!

Une fois n'est pas coutume, donc, un peu de détente en veille de week end, après une semaine bien chargée, avec des requins ...et Malaguena Salerosa, pourquoi pas ??

Bon week end !!

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 19:04

Fondation_Kronenbourg.jpg 

Depuis 15 ans la Fondation Kronenbourg a soutenu plus de 400 projets, dans les trois domaines suivants : la solidarité, la culture et l'environnement.

 

" D’abord créée pour dynamiser les zones urbaines ou rurales fragilisées, la Fondation Kronenbourg soutient aujourd’hui le développement de projets innovants et originaux qui brassent les différences sociales et culturelles en générant de la convivialité et du lien entre les personnes pour « mieux vivre ensemble ».

Pour être retenus, les projets doivent être innovants, originaux, répondre à un vrai besoin, présenter des garanties de pérennité financière mais surtout, être portés par une équipe compétente et engagée."


Le tissu associatif d'Albertville et ses environs est extrêmement riche et nombreux sont nos concitoyens engagés dans les 3 domaines concernés par l'appel à projet. C'est souvent par la méconnaissance des moyens mis à disposition par des Fondations, par essence, généreuses (au noble sens du terme), que certains projets, souvent très intéressants, n'aboutissent pas. C'est grâce à mon ami Benoit Terrière que j'ai pu avoir connaissance de la proposition de la Fondation Kronenbourg, je le remercie.

N'hésitez pas à aller sur le site de la Fondation en cliquant sur la photo ci-dessus ou ici pour vous tenir au courant de l'évolution de cet appel ...et à bientôt pour vous encourager!

 

Quelques documents complémentaires :

FK_DP-INSTITUTIONNEL_2011.jpg Fondation_Kronenbourg_appel-a-projets-2012_flyer.jpg  FK_RemPrix2011.jpg

- la brochure de présentation institutionnelle de la Fondation : cliquez sur la photo de gauche ou ici pour télécharger en pdf

- le flyer appel à projets : cliquez sur la photo centrale ou ici, pour télécharger en pdf

- le communiqué de presse sur la remise des prix 2011 : cliquez sur la photo de droite ou ici, pour télécharger en pdf

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:35

Envies_de_scenes_Le_vent_des_peupliers_04.jpg 

Cette photo des comédiens de la troupe albertvilloise "La porte qui claque", interprétant "Le vent des peupliers", témoigne de la grande qualité de nos troupes de théâtre dit "amateur", opérant sur le bassin albertvillois !

En effet, les troupes de théâtre locales, la Porte qui claque, l'Acamtare, La Mouette Théâtre Nomade, Le Théâtre du Sycomore, Etéroclit...etc offrent des spectacles de très grande qualité, nous avons de la chance ...mais leurs trésoreries ne sont pas des plus opulentes, la billetterie ne donne pas de quoi réellement payer les frais occasionnés par les répétitions et les représentations.

Bien sûr les collectivités aident, un peu, au-moins en mettant à disposition des locaux adaptés aux représentations et aux répétitions ...mais comme dans la plupart des associations, le comédien est Bénévole, il ne vit pas de sa passion mais en partie pour sa passion.

Si, par une décision gouvernementale, on vient, en plus, amputer les recettes de billetterie d'une taxe de 3,5%, cela devient insupportable!

 

Voici donc ci-dessous un texte que vient de publier "letrasso", suite à une question posée par un député au Ministre de la Culture et de la Communication et qui, j'espère, va permettre de corriger une anomalie, si les troupes ne tenaient pas déjà compte de la remarque qui y est faite. En effet, ce texte indique que, dans la plupart des cas (quand il n'y a pas d'artiste salarié), la billetterie n'est pas soumise au prélèvement de 3,5% : 

 

Depuis 2003, sur chaque recette obtenue par une compagnie de théâtre amateur, une taxe est prélevée au profit de l'association pour le soutien au théâtre privé.

Plusieurs années de pratique nous permettent aujourd'hui de mesurer les conséquences de cette décision. Il est incontestable que les milliers de compagnies de spectacles amateurs sont paradoxalement les plus pénalisées par l'instauration de cette taxe, d'un montant de 3,5 % sur les recettes de billetterie.

Les associations amateurs reçoivent après chaque spectacle, une fiche récapitulative des recettes avec le montant dû à l'association pour le soutien au théâtre privé. Aucune explication n'est donnée sur cette fiche et de très nombreuses compagnies amateurs payent ainsi une taxe que la plupart d'entre elles n'ont pas à acquitter.

Ces recettes de billetterie, qui sont le plus souvent une contribution aux frais d'organisation desdits spectacles (costumes, décors, accessoires), sont amputées de ce pourcentage sans que les associations de bénévoles ne puissent espérer une redistribution.

En effet, le fonds de soutien au théâtre privé ne redistribue le produit de cette taxe qu'à ses membres. Or, le montant de la cotisation annuelle est particulièrement élevé. Il interdit de fait, aux associations amateurs d'adhérer à ce fonds et de pouvoir prétendre à une quelconque redistribution.

Ainsi, à travers cette taxe, le secteur associatif sans but lucratif soutient le secteur commercial. C'est un peu comme si les milliers d'associations de football amateur participaient financièrement à la vie des clubs professionnels.

Face à cette anomalie, les associations de spectacles amateurs et plus particulièrement la Fédération nationale des compagnies de théâtre et d'animation militent pour l'ouverture d'une nouvelle réflexion visant à rechercher une plus grande équité entre la pratique amateur et le secteur commercial.

La FNCTA soutient la suppression de la taxe sur les spectacles vivants pour toutes les compagnies de théâtre amateur.

Réponse du ministère de la Culture et de la Communication, à une question posée par M. Hervé Féron (député PS), publiée au JO le 07/02/2012 :

La taxe sur les spectacles perçue au profit de l'association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) a été instituée par l'article 77 de la loi de finances rectificative pour 2003, modifié par l'article 86 de la loi de finances rectificative pour 2010.

Si les cas d'exonération prévus au titre III de ce texte ne visent pas explicitement le théâtre amateur, le premier alinéa de l'article IV précise cependant que cette taxe est due par « l'entrepreneur de spectacles ».

Selon le code du travail, est entrepreneur de spectacles vivants toute personne qui exerce une activité d’exploitation de lieu de spectacles, de production ou de diffusion de spectacles, seul ou dans le cadre de contrats conclus avec d’autres entrepreneurs de spectacles vivants, quel que soit le mode de gestion, public ou privé, à but lucratif ou non, de ces activités (article L. 7122-2).

Cette activité n’est cependant réglementée que pour les entrepreneurs s’assurant de la présence d’un artiste du spectacle rémunéré.

C’est pourquoi le ministère de la Culture et de la Communication considère qu’un spectacle présenté par une association de théâtre amateur installée sur le territoire national, ne donnant pas lieu à la rémunération d'au moins un artiste, n’est pas réputé entrer dans le champ de la taxe sur les spectacles.

Les recettes perçues à cette occasion n'entrent donc pas dans le champ de la loi de finances rectificative pour 2003 et la compagnie n'a donc pas à supporter la taxe sur les spectacles auprès de l'ASTP.

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 10:56

Bus21.jpg 

Une pléïade de grands artistes (Chritine Icard, Philippe Codecco, Jean-Luc Verchère ....pour n'en citer que trois) habitent ou fréquentent le bassin albertvillois. Un certain nombre d'entre eux ont pris l'excellente initiative de se réunir au sein d'un collectif : "BUS 21".

 

Pour aller sur le site internet de BUS 21, cliquer sur la photo ou ici

 

Hier, salle des fêtes de Pallud, avait lieu la première Assemblée Générale.

En effet, BUS 21 est de création récente - moins d'un an - et se trouve pour l'instant, par définition, en période de rodage (normal pour un bus! OK, mon talent n'est pas à la hauteur de celui des passagers du bus!).

Difficile de trouver la frontière entre "but non lucratif" et "but lucratif", entre rôle d'agent et rôle de simple structure de mutualisation et réflexion... les débats ont été riches et seront poursuivis lors de diverses rencontres pour préciser l'objet réel de l'association et identifier les différentes attentes des artistes membres du collectif.

Au moment où certaine personnalité politique de premier plan dans l'appareil de l'Etat, se prononce sur une hiérarchie dans les civilisations qui font, par leur diversité, la richesse du Monde, il est important de se rendre compte de la difficulté, relative, du monde artistique à s'exprimer ...même dans le propre pays de cette personnalité.

Après ce commentaire personnel (aucun commentaire politique n'a, bien sûr, été émis lors de cette AG) je me dois de dire que cela est réconfortant de voir "s'organiser" des artistes pour avoir un meilleur accès aux différents publics : scolaires, particuliers, collectivités, entreprises...

Il est du rôle des responsables politiques locaux de participer à ces discussions qui sont d'un intérêt commun quand les pratiques culturelles sont au coeur des valeurs. C'est la raison de ma présence à l'AG.

Les artistes sont des entrepreneurs, BUS 21 a le statut d'entrepreneur de spectacles. Les entrepreneurs, quelquesoit le domaine d'activité, sont des personnes créatives, qui recherchent, qui innovent ...et qui n'ont pas toujours le temps ou la capacité à parcourir les méandres des administrations et des lois pour pouvoir exprimer leur talent. C'est notre devoir, à nous collectivités, de leur faciliter la vie ...notre bien-être, physique et mental, selon les "produits" proposés, en dépend ...la création d'emplois aussi!

Le rapport d'activité puis le rapport financier ont été présentés par le Bureau (Sabrina Latrèche, présidente, Florence Codecco, secrétaire et Frédéric Paschal, trésorier) et ont été adoptés à l'unanimité, il reste à souhaiter au BUS une très belle route!

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 17:10

Rousseau-R-A 

Jean-Jacques Rousseau est né le 28 juin 1712 à Genève. Nous célébrons le tricentenaire de sa naissance à un moment où les repères qui guident notre vie dans le monde occidental - et peut-être le Monde en général - sont de plus en plus difficiles à percevoir.

Relire Rousseau et assister à l'ensemble des colloques ou conférences organisés à l'occasion du tricentenaire peut nous être, encore aujourd'hui, d'une grande utilité.

 

Extrait de Wikipédia :

"Rousseau démocrate ?

Le Contrat social a parfois été considéré comme le texte fondateur de la République française, non sans malentendus, ou à titre d'accusation de la part des opposants à la République. On s'est surtout attaché à sa théorie de la souveraineté : celle-ci appartient au peuple et non à un monarque ou à un corps particulier. Assurément, c'est chez Rousseau qu'il faut chercher les sources de la conception française de la volonté générale : contrairement aux théories politiques anglo-saxonnes, Rousseau ne considère pas la volonté générale comme la somme des volontés particulières — c'est-à-dire la volonté de tous -, mais comme ce qui procède de l'intérêt commun : « ôtez [des volontés particulières] les plus et les moins qui s'entre-détruisent, reste pour somme des différences la volonté générale ».

On oublie souvent que Rousseau destinait son Contrat social à de petits États. Il s'inspirait de deux modèles, l'un antique (la cité grecque, notamment Sparte alors tenue pour démocratique), l'autre moderne (la République de Genève). Rousseau s'opposait à l'opinion de la majeure partie des « Philosophes » qui admiraient souvent les institutions anglaises, modèle d'équilibre des pouvoirs loué par Montesquieu et Voltaire. Parmi ses écrits politiques (Livre de poche ISBN 978-2-253-05593-8) Rousseau a été mandaté par la république de Gènes afin de donner une Constitution à la Corse où le « small is beautyfull » est souligné car il se base sur le fonctionnement institutionnel de la Confédération Helvétique de son époque, il a aussi étudié le fonctionnement du gouvernement de la Pologne. Rousseau s'opposait également avec force au principe de la démocratie représentative et lui préférait une forme participative de démocratie, calquée sur le modèle antique. Se borner à voter, c'était, selon lui, disposer d'une souveraineté qui n'était qu'intermittente ; quant à la représentation, elle supposait la constitution d'une classe de représentants, nécessairement voués à défendre leurs intérêts de corps avant ceux de la volonté générale. En revanche, il s'opposait à la diffusion massive des savoirs, comme le montre son Discours sur les sciences et les arts qui y voit la cause de la décadence moderne. Le modèle de Rousseau est bien plus Sparte, cité martiale, dont le modèle entretenait déjà quelque rapport avec la cité de La République de Platon, qu'Athènes, cité démocratique, bavarde et cultivée.

...Le problème du contrat social La liberté naturelle de l'homme implique l'absence d'engagement ou d'obligation naturelle. Les talents étant répartis inégalement entre les individus, les inégalités apparaissent, puis se développent de plus en plus vite.

Dans le Discours sur l'inégalité, Rousseau évoque la progression de l'inégalité : « l'égalité rompue fut suivie du plus affreux désordre : c'est ainsi que les usurpations des riches, les brigandages des pauvres, les passions effrénées de tous étouffant la pitié naturelle, et la voix encore faible de la justice, rendirent les hommes avares, ambitieux, et méchants ».

Dans le Contrat social, Rousseau cherche le fondement d'une autorité légitime parmi les hommes. Il s'agit pour lui de définir à quelles conditions l'homme peut se soumettre à une autorité, ici de nature politique, sans rien perdre de sa liberté. L'homme étant naturellement libre, ce fondement ne peut être qu'une convention. Comment les hommes peuvent-ils associer leurs forces, sans renoncer pour autant à la liberté ? Tel est le problème du contrat social, énoncée en ces termes : « Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant ».

Cet après-midi à 15h s’ouvrent à Genève les festivités du 300e anniversaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. Cette inauguration a lieu au coeur de Genève, sur l'Ile Rousseau, dont le pavillon et le paysage viennent d'être réaménagés.

Le programme 2012 de la ville de Genève pour fêter ce Tricentenaire est très dense. La ville a édité ce programme, "Rousseau pour tous", accompagné de remarques très intéressantes, vous pouvez le télécharger en cliquant sur la photo ci-dessous :

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François Jacob, directeur du Musée Voltaire et de la Bibliothèque Rousseau à Genève, est l'un des responsables du Tricentenaire. Il répond à swissinfo.com (extrait) :

" Difficile de contester l’universalité de Rousseau. Pour preuve, l’engouement planétaire que les 300 ans de sa naissance suscite. De la Suisse au Brésil, en passant par les Etats-Unis, nombreux sont les pays qui participent aux célébrations du Tricentenaire consacrant l’un des plus grands auteurs et philosophes des Lumières. Conférences, colloques, expositions, opéras, concerts, pièces de théâtres, films… sont programmés un peu partout dans le monde.

Le Brésil est un bon exemple car c’est là où les célébrations du Tricentenaire seront les plus significatives. Il faut dire que le colloque qui est prévu en septembre à Sao Paulo réunit cent orateurs. C’est énorme. Cet engouement s’explique par le fait que la pensée de Rousseau correspond parfaitement aux préoccupations contemporaines des Brésiliens, entendez leur rapport à la langue et surtout à la nature. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les meilleurs interprètes de la pensée rousseauiste sont originaires du Brésil. Le Brésil est à la recherche d’une identité politique, d’un cadre dans lequel puisse bien «vivre» sa constitution. Et puisqu’on parle de constitution, je précise que dans celle des Etats-Unis on trouve beaucoup d’éléments empruntés au Contrat social de Rousseau. Ce qui explique l’intérêt que les Américains portent aujourd’hui au Tricentenaire. Il y aura à cet effet, l’été prochain, un colloque et une exposition à Washington, organisés par la Bibliothèque du Congrès, en collaboration avec la Bibliothèque de Genève, entre autres."

Le 21 mars 1728, le curé de Confignon adresse Jean-Jacques Rousseau, alors âgé de 16 ans, à la baronne Françoise-Louise de Warens à Vevey. Agée de 29 ans, Madame de Warens devient sa tutrice et sa maîtresse. Après Vevey et Annecy ils vivront ensemble quelques années à Chambéry, dans la maison des Charmettes.  

VIGNETTE_JJR.jpg Lors des fêtes de la fin d'année 2011, Chambéry a déjà évoqué Jean-Jacques Rousseau lors d'une projection d'images mais c'est demain vendredi 20 janvier, à 17h30, au Manège qu'a lieu l'ouverture officielle de l'année Rousseau, en présence de Jean-Jack Queyranne, Président de la région Rhône-Alpes, du maire de Chambéry, d'Abraham Bengio, Directeur général adjoint de la région Rhône Alpes et des écrivains Pierre Bergounioux et Lionel Bourg.

Cette inauguration sera suivie à 20h30, à l'espace Malraux, de la création «  Les rêveries ». Ce parcours lyrique, imaginé par Philippe Hersant, réunit un comédien, huit chanteurs, quatre instrumentistes et un plasticien. Il fait se rencontrer Rousseau, Schumann, Hölderlin, Goethe, Schubert et Le Tasse.

Le programme des festivités liées au Tricentenaire est aussi très dense à Chambéry, vous pouvez le télécharger en cliquant sur la photo ci-dessus.

A noter dès ce samedi 21 janvier, un Forum Citoyen très intéressant au Manège : "Redécouvrir l'égalité avec Jean-Jacques Rousseau". Plus de détails : Forum Citoyen 21 janvier

Je vous rappelle que la Maison des Charmettes, 890 Chemin des Charmettes (tel : 04 7933 3944) est ouverte tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h, fermée mardis et jours fériés, fermeture à 16h30 du 15 octobre au 15 mars

A Albertville nous aurons l'occasion jeudi prochain 26 janvier, de suivre la conférence "Rousseau : la politique paradoxale et impossible?" au Dôme Cinéma, à 18h30. Cette conférence qui fait partie du cycle des "conférences du jeudi" mais aussi du cycle "Amphis pour tous" de l'Université de Savoie. Elle sera donnée par Mr Pascal Bouvier, Professeur agrégé de l'Université de Savoie. Cette conférence, de même que toutes les conférences "Amphis pour tous" est gratuite.

Si vous voulez connaître le programme complet des conférences du jeudi cliquez ci-après : Conférences du jeudi 2011-2012

       

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