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Alain Marçais :

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 16:14

ViavoiceLiberation Fevrier2012 

Effet de ciseau : pour la première fois, dans le baromètre opinion Viavoice-Libération, François Bayrou passe devant Nicolas Sarkozy, en terme de souhaits de victoire!!

 

Lu sur lefigaro.fr :

...Un sondage Viavoice publié aujourd'hui dans Libération place François Hollande largement en tête des candidats que les Français souhaitent voir élu (45%) devant François Bayrou (31%) et Nicolas Sarkozy (30%).

Ce sondage "marque un tournant dans la campagne présidentielle", analyse sur son site Dominique Paillé, membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo.  "Pour la première fois depuis le début de la compétition, François Bayrou devance Nicolas Sarkozy en termes de souhaits de victoire exprimés par les Français.

Cet événement rappelle le moment du croisement des courbes des souhaits de victoire entre Jacques Chirac et Edouard Balladur qui avait marqué le début de l’ascension victorieuse du maire de Paris en 1995", estime l'ancien porte-parole adjoint de l'UMP...

 

Le commentaire de Viavoice (pour le contenu de l'enquête en pdf, cliquer sur la photo ci-dessus ou ici) :

Discrédit de Nicolas Sarkozy ... malgré sa présence médiatique, des « classes populaires » irréductibles aux clichés

 Présent simultanément sur six chaînes de télévision (dimanche 29 janvier), vu par plus de 16 millions de téléspectateurs, annonçant des mesures d’une importance majeure, Nicolas Sarkozy parvient-il à reprendre la main dans la perspective de la présidentielle ?

 Les données recueillies dans le cadre de cette étude Viavoice réalisée pour Libération indiquent une absence d’« effet Sarkozy » sur l’opinion, mais une progression de François Bayrou. Et les classes populaires, relativement peu enclines à soutenir le chef de l’Etat, sont irréductibles aux clichés qui les présentent comme massivement sensibles à l’insécurité et à l’immigration, et attirées par le vote Le Pen.

Nicolas Sarkozy en difficulté, François Bayrou en progression, François Hollande toujours en tête

En termes de popularité, le chef de l’Etat obtient désormais un score de 34 % (-2 par rapport aux données enregistrées début janvier) et une impopularité à 63 % (+2). François Fillon lui-même voit sa popularité orientée à la baisse (42 %, -5), alors que les interviews de ce sondage ont en partie été réalisées au lendemain de l’intervention du Premier ministre sur France 2 jeudi 2 février.

En termes de souhaits de victoire, 30 % des Français souhaitent la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, résultat stable (-1). Mais François Hollande en tête progresse de 4 points, à      45 %, enregistrant ici la traduction de son meeting du Bourget notamment : le candidat socialiste renoue avec le score qui était le sien en novembre. Et François Bayrou apparaît sur une dynamique puisque 31 % des Français désormais souhaitent sa victoire présidentielle (+5 par rapport à janvier, +11 par rapport à novembre). Surtout, ce chiffre le situe sur un niveau comparable à celui qui concerne le chef de l’Etat.

Concernant l’utilité perçue des propositions des différents candidats, François Hollande apparaît nettement en tête (42 %). Et non seulement Nicolas Sarkozy n’est cité que par 26 % des interviewés, mais le nom du président de la République est cité en troisième position sur cette question, après celui de François Bayrou (29 %).

Ainsi, sur ces questions majeures relatives aux souhaits de victoire et aux propositions, Nicolas Sarkozy est concurrencé voire devancé par François Bayrou.

Nicolas Sarkozy : un discrédit profond qui se concentre sur deux registres en résonnance

Cette difficulté de Nicolas Sarkozy à reconquérir la confiance de l’opinion s’explique certes par la part des déceptions politiques et par le style personnel du chef de l’Etat. Mais les critiques exprimées librement par les personnes interrogées se polarisent, souvent avec virulence, sur deux registres majeurs et structurants (illustrés pages 13 et 14) :

- Le « président des riches », que ses détracteurs jugent indifférent à la situation des personnes moins favorisées ;

- La négligence des promesses de 2007.Ces deux registres, simples mais puissamment établis, entrent en résonnance l’un avec l’autre : critique sociale et politique se nourrissent, et forgent le discrédit du chef de l’Etat. A ce titre, les arguments livrés par les « classes populaires » sont de même nature que ceux qui sont donnés par les autres, mais ils acquièrent auprès d’elles une résonnance plus forte.

« Classes populaires » : ce qui les rapproche de la société française est plus important que ce qui les en distingue

Trop souvent considérées comme un tout différencié, les « classes populaires » alimenteraient aujourd’hui les électorats lepénistes, animées non seulement par des considérations matérielles (emploi, pouvoir d’achat), mais également par une sensibilité particulièrement vive aux enjeux d’insécurité et d’immigration.

Loin de cette lecture homogène, les résultats recueillis relativisent cette différenciation supposée entre les « classes populaires » (29 % de l’échantillon global, méthode présentée page 2) et le reste de la société française.

Les « classes populaires » et les autres : des hiérarchies comparables de priorités

Cette campagne présidentielle est surdéterminée par deux enjeux majeurs : « l’emploi » et le « pouvoir d’achat » : 71 % des Français estiment que le premier constitue l’enjeu dont devrait « s’occuper le prochain président de la République en priorité » et 42 % concernant le second. Les priorités des « classes populaires » sont les mêmes :  respectivement 71 % et 48 %.

A ce titre il est inexact de considérer que les catégories les plus modestes sont massivement mobilisées par les enjeux relatifs à l’insécurité et à l’immigration : 22 % des personnes appartenant aux « classes populaires » font de « l’insécurité » un enjeu majeur pour le prochain président, et 13 % concernant « l’immigration ». Ces scores sont comparables avec ceux recueillis auprès de l’ensemble des catégories sociales (respectivement 20 % et 11 %). Et si l’on accentue la comparaison, les personnes se situant parmi les « catégories aisées » citent « l’insécurité » pour 18 % d’entre elles, et « l’immigration » pour 6 % : il existe certes des différences, mais elles ne fondent pas un clivage de priorités.

Les « classes populaires » : des tentations politiques diversifiées

Quant aux traductions politiques, il apparaît inexact de soutenir l’idée de classes populaires massivement conquises par l’extrême-droite. En termes de souhaits de victoire présidentielle, elles citent François Hollande (47 %), mais également François Bayrou (31 %) avant Nicolas Sarkozy (23 %), puis, à des niveaux comparables (17-19 %), Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Dominique de Villepin. Concernant les candidats « qui proposent les meilleures solutions » pour améliorer leur vie, les personnes estimant appartenir aux « classes populaires » citent, selon une hiérarchie comparable, François Hollande (42 %), François Bayrou (26 %), Nicolas Sarkozy (19 %), Jean-Luc Mélenchon (18 %) et Marine Le Pen (15 %).

La prévalence d’un puissant sentiment de négligence, des soutiens par défaut

En revanche ces soutiens politiques ne doivent pas faire illusion. Ce qui prévaut aujourd’hui est surtout un puissant sentiment de négligence : les trois quarts (77 %) des interviewés estimant appartenir aux « classes populaires » pensent que la situation des gens comme eux « n’est pas vraiment prise en compte par les principaux candidats ». Et cet avis est partagé par 69 % des Français en général. Dès lors si les confiances accordées aux principaux candidats sont réelles, elles s’entendent également par défaut, et sollicitent, aux yeux des classes populaires mais également des Français dans leur ensemble, une attention et des propositions plus convaincantes.

François Miquet-Marty
Directeur associé
Viavoice

 

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Published by Alain Marçais - dans 07.Actualité nationale
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