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Alain Marçais :

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  • : J'ai créé ce blog pour émettre et recevoir des commentaires sur les actualités économiques, sociales et politiques locales, régionales et nationales. C'est surtout un moyen de proposer des actions pour aider à résoudre les différentes difficultés de la vie quotidienne.
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 16:52

Eau1.JPG Aujourd'hui 22 mars, c'est la journée mondiale de l'eau.

La ressource en eau est répartie de manière très inégale dans le monde et l'eau potable devient une denrée rare, qui fait défaut pour une grande partie de la population mondiale, africaine notamment. En anecdote, si j'ai eu l'occasion de connaître certains pays du Moyen-Orient dans ma vie professionnelle c'est parce que ces pays allaient chercher l'eau de plus en plus profondément, parfois à 1000 mètres de profondeur, et que l'inox d'Ugine était de grande qualité dans la constitution des trains de tiges !

Arrêtons-nous sur le cas de notre pays, où les grands groupes tels Véolia et Lyonnaise des Eaux sont en charge d'une grande part de l'alimentation en eau de la population française. Ils disposent de moyens sophitiqués et, compte tenu de ces moyens nous serions en droit d'attendre l'idéal en matière de qualité de l'eau que nous consommons. Ce n'est pas le cas ! En effet, parallèlement à la sophistication des moyens de traiter l'eau est mise en oeuvre une "sophistication" des moyens mis à disposition de notre agriculture pour en accroître les rendements, en particulier l'utilisation des pesticides !

L'Union Française des Consommateurs - à qui j'ai "emprunté" le titre de cet article, vient de publier les résultats d'une enquête sur la qualité de l'eau et lance en même temps un cri d'alarme : "....près de 2 millions de consommateurs français payent pour une eau non conforme aux critères réglementaires ! ....plus d'un million de consommateurs reçoivent une eau contaminée en pesticides, en nitrates et en sélénium ...au final, les pollutions agricoles génèrent sur la facture d'eau des dépenses supplémentaires annuelles au minimum comprises entre 640 et 1140 millions d'euros...

Parmi les recommandations de l'UFC, l'application du principe "pollueur-payeur" est très intéressante pour inciter à une modification des modes de production de notre agriculture, entraînant une baisse significative de la pollution.

Je vous livre ci-dessous le communiqué de presse de l'UFC-Que Choisir, et n'hésitez pas à aller sur son site : http://www.quechoisir.org/environnement-energie/eau/eau-potable/etude-la-qualite-de-l-eau-du-robinet-de-votre-commune pour connaître la qualité estimée de l'eau du robinet sur votre commune ! 

A la fin de l'article j'apporte des précisions sur la qualité de l'eau du robinet à Albertville et ses environs.

*****************

Au lendemain du forum mondial de l’eau à Marseille sur l’accès à la ressource aquatique et à la veille de la journée mondiale de l’eau, l’UFC-Que Choisir rend publique aujourd’hui une analyse préoccupante de la qualité de l’eau du robinet distribuée en France(1).

Si 97,5% des Français ont accès tout au long de l’année à une eau de bonne qualité, en revanche près de deux millions de consommateurs paient, eux, pour une eau non conforme aux critères règlementaires. Le cocktail des principaux polluants décelés (pesticides, nitrates, sélénium) met en évidence les graves menaces que la pression agricole fait peser sur la ressource.

Les pesticides et les nitrates inondent les cultures… mais aussi l’eau du robinet

Plus d’un million de consommateurs reçoivent une eau contaminée en pesticides, en nitrates et en sélénium. Les départements les plus touchés se retrouvent dans les zones où l’agriculture est la plus intensive : Bassin Parisien (Eure-et-Loir, Loiret, Seine-et-Marne, Yonne), le Nord et la Champagne (Pas-de-Calais, Marne, Aube).

L’agriculture : un pollueur récidiviste

Loin d’être ponctuel, le problème de la pollution d’origine agricole est structurel. L’utilisation des pesticides n’a pas diminué en 10 ans. L’explication tient au fait que le principe pollueur-payeur est inversé. Alors que l’agriculture est à l’origine de la pollution en nitrates et pesticides respectivement pour 74% et 90%, ce sont les consommateurs qui supportent, via la redevance pollution, l’essentiel (près de 90%) de la facture. Au final, les pollutions agricoles génèrent sur la facture d’eau des dépenses supplémentaires annuelles au minimum comprises entre 640 et 1 140 millions d’euros, soit de 7% à 12% de la facture d’eau des ménages français(2).

Traitement de l’eau et contamination naturelle : des défauts de réglage à la marge…

Les contaminations liées au défaut de traitement (qualité bactériologique, aluminium) et aux contaminations naturelles (radioactivité) sont nettement moins marquées. Si elles ne représentent que 31% de la pollution de l’eau, elles touchent néanmoins 1 500 communes et 500 000 consommateurs. Les associations locales de l’UFC-Que Choisir, situées dans ces secteurs, sont donc intervenues auprès des maires des communes concernées pour leur demander de prendre, sans délai, des mesures d’information des consommateurs et de traitement des non-conformités.

L’enjeu d’une eau de qualité est primordial, tant du point de vue du pouvoir d’achat, que de l’environnement. Il faut en effet rappeler que, comparée à l’eau en bouteille, l’eau du robinet remporte le match haut la main. Elle est ainsi à qualité équivalente, jusqu’à 130 fois moins chère que sa rivale en bouteille plastique et contribue près de mille fois moins à l’effet de serre(3).

L’UFC-Que Choisir ne peut plus tolérer le recours aux mesures palliatives où l’eau polluée est diluée avec de l’eau conforme, ni encourager la fuite en avant consistant à percer toujours plus de captages. Afin que les pollutions agricoles soient stoppées à la source, l’UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics nationaux et européens :

- Une protection efficace de tous les captages ;

- Une application du principe constitutionnel pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles pour dissuader les pratiques agricoles polluantes ;

- Que les aides de la Politique Agricole Commune (PAC) soient réservées aux modes de production s’inspirant des principes des agricultures intégrées et biologiques.

En tout état de cause, décidée à informer les consommateurs sur la qualité de leur eau du robinet et les bons réflexes en matière d’eau potable, l’association a mis à disposition sur son site les résultats, commune par commune, de ses relevés.

(1) Relevé effectué par l’UFC-Que Choisir des analyses d’eau potable au niveau des communes pour six paramètres : pesticides (quantité totale de pesticides, atrazine et ses métabolites), nitrates, sélénium, qualité bactériologique (bactéries coliformes), radioactivité et aluminium – Source site internet du Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé.

(2) Commissariat général au Développement durable « Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau», septembre 2011.

(3) Etude SSIGE – Dr N. JUNGBLUTH (Esu-Services) 2006. 

*****************

En ce qui concerne la commune d'Albertville, voici le résultat :

Qualite_eau_Albertville.png

Comme vous le voyez, le résultat est "passable" à cause d'une infime présence de bactéries coliformes.

L'eau servie par le Syndicat intercommunal des Eaux de la Belle Etoile, qui sert une partie de la commune d'Albertville mais aussi d'autres communes limitrophes dont Gilly-sur-Isère fait aussi l'objet de contrôles. De même que l'eau d'Albertville, l'eau de Gilly-sur-Isère est jugée "passable" sur le site d'UFC-Que Choisir ...mais, si l'on va voir sur le site du ministère de la santé qui est en charge des contrôles : http://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/rechercherResultatQualite.do

...on constate que pour les derniers contrôle effectués, en octobre 2011 pour la Lyonnaise des Eaux le résultat est jugé "conforme aux normes de potabilité" mais qu'en décembre 2009 pour la Belle Etoile (à Plancherine), en raison d'un peu plus de bactéries, il est jugé "non conforme aux normes de potabilité". Je découvre ce résultat, je suppose que les corrections ont été apportées depuis, je vais me renseigner !

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Published by Alain Marçais - dans 05.Actualité locale
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