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Alain Marçais :

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  • : J'ai créé ce blog pour émettre et recevoir des commentaires sur les actualités économiques, sociales et politiques locales, régionales et nationales. C'est surtout un moyen de proposer des actions pour aider à résoudre les différentes difficultés de la vie quotidienne.
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 17:08

 



Les composantes centrales de l'échiquier politique français sont face au choix que leur impose notre système électoral.

Il faut choisir entre :

- un candidat sortant, libéral, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'a pas fait ses preuves dans les 2 domaines qui représentent le souci majeur des Français, l'emploi et le pouvoir d'achat.

Non seulement nos concitoyens ont vu leur situation présente se détériorer, mais, au-dessus de leurs têtes et de celles de leurs enfants, la menace s'est fait grandissante, telle l'épée de Damoclès, du montant astronomique de la dette à rembourser! Nous vivons à crédit ...mais cet argent emprunté est allé faire déborder les poches de ceux qui en avaient déjà presque trop !  

Le passé est le passé et nombreux sont ceux, malgré tout, qui pensent que les leçons tirées du mandat finissant plus les impératifs de gestion financière, feront que son action, pendant un nouveau mandat, permettra de résoudre plus rapidement le problème de la dette.

Par contre, la recherche désespérée de voix, a conduit le candidat sortant à diriger sa campagne de plus en plus vers des thèmes d'extrême droite, proches de ceux qui ont fait l'horreur des années sombres de l'histoire européenne. Diviser pour mieux règner ...c'est éloigné des valeurs de notre République.

- un candidat socialiste, porteur d'espoir pour les plus démunis de nos concitoyens ...et ils sont très nombreux, tellement le libéralisme occidental post-Thatcher, a fait de dégats ! Les besoins de financement "social" sont énormes, sans compter le souhait d'apporter encore plus à nos compatriotes dans le domaine de la petite enfance et dans le domaine de la dépendance, pour n'en citer que deux exemples.

Pour rembourser la dette et financer les besoins sociaux il faut d'abord créer de la richesse et revoir les conditions dans lesquelles sont placés les acteurs économiques pour en reconstituer le tissu (facilitations administratives, aide à l'innovation et à la recherche, modernisation du dialogue entre partenaires sociaux...). L'Europe est aussi une des clefs de la relance économique. Il faut à la fois rigueur - c'est mieux qu'austérité et ce n'est pas un gros mot - et les conditions d'une nouvelle croissance. Attention, la relance par la consommation serait une catastrophe!

Les promesses de François Hollande ne permettent pas de maîtriser la dette et donc le "monde de la finance". Sans doute faudra-t-il ne pas honorer certaines et en reporter d'autres.

 

Pour faire court, le choix est entre un "libéralisme contrôlé" qui permettrait le redressement financier et un "socialisme pragmatique" qui permettrait le retablissement des valeurs du vivre ensemble. 

Je comprends les amis centristes qui n'auraient pas fait le même "pari" que moi pour la seconde alternative, en effet chacun doute : les uns que le libéralisme ne soit pas contrôlé, les autres que le socialisme ne soit pas pragmatique.

 

Voici maintenant l'analyse de François Bayrou et l'explication de son choix personnel :

 

"J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir.

Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers.

Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai.

Je veux donc vous dire mon jugement personnel.

Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?

La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.

Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.

Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.

J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine.

Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir.

Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela.

Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte.

Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France.

Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays.

S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées.

Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise."

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Published by Alain Marçais - dans 07.Actualité nationale
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