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Alain Marçais :

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  • : J'ai créé ce blog pour émettre et recevoir des commentaires sur les actualités économiques, sociales et politiques locales, régionales et nationales. C'est surtout un moyen de proposer des actions pour aider à résoudre les différentes difficultés de la vie quotidienne.
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 13:00

bayrouFrançois Bayrou a accordé une interview aux étudiants de l'école de journalisme de Sciences Po Paris, sous la direction d'Alain Genestar. 

l'interview sur le site du Mouvement Démocrate

Emploi, fiscalité immigration, médias... le président du Modem aborde les thèmes qui feront la prochaine élection, et critique sans indulgence la politique menée par l'actuel président de la République.

Mercredi 27 avril, fin de matinée, dans le centre de Paris, à quelques pas de l’Assemblée nationale. Une simple plaque indique le siège du Modem. Dans la cour, une odeur de peinture emplit l’air ambiant, des ouvriers s’affairent. A l’intérieur, François Bayrou fait rapidement le tour du propriétaire. Fier de cette ancienne imprimerie, à l’architecture Eiffel où il a installé son parti, il balaie l’espace d’un large geste: "Ça, c’est notre indépendance". 

En 2007, vous étiez la troisième force politique française. Aujourd’hui, vous êtes en concurrence avec le FN et les écologistes. En quoi le centre serait-il une meilleure alternative au clivage droite/gauche ? 

Nous sommes les seuls à récuser vraiment la caricature droite contre gauche. Les questions qui paralysent la France ne seront pas résolues si l’on en reste à cet affrontement qui est un faux-semblant. Les questions que nous avons devant nous et qui nous paralysent, la dette, le déficit, l’énergie, l’école, la production en France, les impôts, chacune de ces questions divise à l’intérieur des deux camps. Aucune politique courageuse et suivie ne sera donc possible tant qu’on en restera à ce jeu de dupes. La plupart des forces en présence acceptent cette division. Pour eux, c’est automatique : les écologistes annoncent qu’il iront forcément avec le PS et Borloo avec l’UMP. Quant aux extrêmes, ils sont une impasse, puisque leur présence au second tour, c’est l’assurance de la victoire du parti, quel qu’il soit, qui leur est opposé. La seule force politique qui porte un projet différent, qui est totalement indépendante de l’UMP et du PS, mais qui peut créer des ententes et des majorités nouvelles, notamment une majorité de deuxième tour, c’est le centre. 

Mais les prétendants se bousculent au centre avec Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Dominique de Villepin... Pourtant il semble qu’il y ait peu d’électeurs dans cet espace. Êtes-vous prêt à un rassemblement ? 

La plupart de ces candidatures nagent dans l’ambiguïté. Leur point d’ancrage, ils le proclament haut et fort, c’est l’appartenance à la « majorité », c’est à dire qu’ils acceptent le camp contre camp. S’ils rompaient avec cette ambiguïté, je leur dirais « bienvenue ». Mais ce n’est pas leur option. Quant aux sondages, je les connais bien : en janvier 2007, on me donnait 6 pour cent d’intention de votes au premier tour. Trois mois après nous étions à 20 pour cent. Je sais que ces sept millions d’électeurs existent de 2007 sont toujours là, je les rencontre tous les jours, et je sais que leurs attentes sont toujours les mêmes. 

Avez-vous peur d’un nouveau 21 avril, à l’endroit ou à l’envers ? 

Non. Je pense que nous pouvons faire reculer l’extrémisme. Je ne suis pas de ceux qui se satisfont que l’extrême droite soit à 20 pour cent en France. Je pense que l’extrême droite porte un poison mortel pour notre pays. Prétendre qu’on peut sortir de l’euro, c’est criminel. Dresser les gens les uns contre les autres à cause de la consonance de leur nom, de leur religion ou de la couleur de leur peau, c’est être un traître à la patrie. Ce qui fait flamber l’extrême droite, c’est la perte de confiance du peuple à l’égard des pouvoirs : il faut donc tout reconstruire, dans nos institutions, dans les relations entre politiques et médias, dans la transparence des sondages, pour que les Français aient enfin la certitude qu’ils ne sont plus manipulés. Pour ma part, pas plus hier avec Jean-Marie Le Pen, qu’aujourd’hui avec sa fille, je n’accepte de vivre sous la menace de l’épouvantail du Front national. Le meilleur, et le seul moyen de faire reculer l’extrémisme, c’est le pluralisme, et des solutions nouvelles. 

Votre opposition à Nicolas Sarkozy est-elle toujours aussi radicale ? 

Je me suis opposé à Nicolas Sarkozy, dès le premier jour, pour deux raisons : la place qu’il donnait à l’argent, transformé en valeur de société, et sa conception du pouvoir. Jusqu’à 2007, la réussite matérielle, l’argent, la pipolisation, le Fouquet’s si l’on veut, la France les tenait à distance. Elle considérait que la science, l’éducation, la culture, la création, l’entreprise, l’histoire, la philosophie, la spiritualité, la solidarité, tout cela qui ne se mesure pas en euros, avait le pas sur l’argent. Le modèle républicain, c’est celui ou le verbe « être » est plus important que le verbe « avoir ». Et parallèlement, la République, c’est aussi le pouvoir impartial. La présidence de la République ne s’accommode ni d’une démarche partisane, ni de l’arbitraire. La confusion que Nicolas Sarkozy a établie entre chef d’État et chef de parti, les décisions contraires à tous les principes du droit comme l’affaire Tapie, les nominations de copinage, tout cela va à l’encontre de mon idée de la fonction présidentielle et de l’équilibre des pouvoirs en démocratie. 

"LE MODÈLE RÉPUBLICAIN, C'EST CELUI OÙ LE VERBE ÊTRE EST PLUS IMPORTANT QUE LE VERBE AVOIR" 

Vous avez récemment critiqué le projet du PS par rapport à sa proposition concernant les emplois des jeunes. Sur ce sujet précis, quelle serait votre première mesure si vous étiez président ? 

Tous ceux qui expliquent que l’État peut d’un claquement de doigts régler les problèmes des Français sont des menteurs. La vérité consiste à dire que le rôle de l’État est de mettre les Français en situation de relever eux-mêmes les défis du siècle. La situation de l’endettement public est apocalyptique. Elle peut à tout moment nous exploser à la figure. Je ne crois pas du tout que créer des emplois payés au SMIC pour les jeunes, financés par les fonds publics, constitue une réponse durable. La question pour moi c’est l’emploi tout court. Je suis obsédé par la relance de la production, par la relocalisation des produits à forte valeur ajoutée. Et il faut débloquer la création de vrais emplois. En 2007, j’ai défendu l’idée qu’on pourrait proposer aux entreprises, quelle que soit leur taille, deux emplois sans charges. Une mesure de la même inspiration, pour débloquer la création de vrais emplois, doit s’adresser à tous, et les jeunes seront parmi les premiers à en bénéficier. 

En 2007 vous n’hésitiez pas à prôner la rigueur... Comment peut-on financer ces emplois sans charge tout en réduisant les dépenses ? 

Il faudra créer une ressource nouvelle pour compenser, sans doute un point de TVA. 

Seriez-vous prêt, pendant votre campagne présidentielle, à prononcer ce mot de “rigueur” ? 

Le mot de “rigueur” est insuffisant, il faut parler d’“urgence” et de “sérieux durable”. La situation actuelle est explosive: d’une part, la France court vers une dette égale à 100 pour cent de son PIB. La balance des paiements est aujourd’hui déficitaire de 50 milliards d’euros. Elle était encore positive il y a cinq ans. Un pays qui s’appauvrit tous les mois de plusieurs milliards ne peut pas conserver son modèle social. C’est un pays qui est en situation de très grand danger. Les Français ont profondément besoin qu’on leur dise la vérité. 

Dominique de Villepin propose un revenu citoyen. Cette mesure est-elle réaliste ? 

Non. Faire croire que l’État a le pouvoir de donner 850 euros par mois à tout le monde, c’est une illusion, un mensonge. Villepin dit que ça représente 30 milliards. Moi, je considère que ça coûterait au moins 50 milliards par an. Donc on double l’impôt sur le revenu des Français. Je réfute ce genre de facilités. Il y a un grand penseur libéral du 19e siècle, Frédéric Bastiat, qui disait “l’État, cette grande illusion par laquelle tout le monde s’imagine pouvoir vivre au dépens de tout le monde”. 

En 2007, vous prôniez le maintien du nucléaire en France, aujourd’hui après l’incident de Fukushima, vous êtes plus réservé: quelles mesures prendriez-vous si vous étiez président ? 

La question est la suivante: par quoi remplace-t-on le nucléaire ? Le carbone fossile, le pétrole, le gaz de schiste ont tous au moins un inconvénient majeur: la production de CO2 qui accentue l’effet de serre. Par ailleurs, même si la question du bilan carbone des éoliennes, et celui du photovoltaïque, pose encore problème, on voit bien que l’énergie solaire, sous toutes ses formes, l’énergie éolienne, ou biomasse offrent un immense espoir. L’énergie immense contenue dans la mer, dans ses courants, dans ses marées, est un autre secteur à développer. Il y a cinquante ans l’usine marémotrice de la Rance utilisait déjà l’énergie des marées. J’ai donc deux propositions : premièrement, un débat lucide, public, sur ce qu’on veut et ce qu’on peut. Deuxièmement, investir puissamment dans la recherche fondamentale et appliquée et ne pas réduire les incitations qui font avancer les choses. 

Mais encore une fois, avec quel financement ? 

La recherche sur l’énergie financée par des prélèvements sur l’énergie : taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), taxe carbone... Mais la première chose à faire, ce sont des économies. Je considère que l’on peut diminuer de 15 pour cent la consommation d’énergie, sans rien changer à nos habitudes. Simplement par des comportements d’incitation. On peut ainsi réduire la consommation des maisons avec une meilleure isolation, la consommation des usines par une meilleure conception (c’est déjà largement commencé) et la consommation des voitures par l’utilisation de compteurs de consommation instantanée. 

Quand vous étiez ministre de l’Éducation, vous étiez contre le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques mais en 2004, vous vous êtes abstenu lors du vote de la loi sur le même sujet. Et en 2010, vous votez pour la loi contre la dissimulation du visage dans l’espace public. On a du mal à vous suivre... 

Je suis contre le port de signes religieux ostentatoires à l’école. La société française ne supporte pas que la règle religieuse soit supérieure à la règle civile. Mais cela selon moi, relevait non pas d’une loi, mais du règlement intérieur des établissements. Si la loi de 2010 avait visé une religion en particulier, j’aurais voté contre. Il n’est pas interdit d’arborer des signes religieux dans la rue. La seule chose que dit la loi de 2010, c’est qu’en France on ne peut pas dissimuler son visage. Nous sommes la société où l’on se regarde dans les yeux, à visage découvert. Pour moi, cela est juste. J’ai donc voté la loi. 

Vous n’avez jamais caché votre foi catholique: si vous étiez président, seriez-vous allé ce dimanche à la messe de béatification de Jean-Paul II ? 

Je suis un chrétien, croyant et même pratiquant, et en même temps un défenseur intransigeant de la laïcité. Je suis contre tout ce qui ressemble au mélange entre religion et État. Je considère qu’on ne peut pas demander aux musulmans de respecter la règle de discrétion des religions dans l’espace public si on ne la respecte pas soi-même. Donc si j’étais président, malgré ma foi, et mon affection immense pour Jean-Paul II, je n’aurais pas assisté officiellement à la messe de béatification. 

Mais François Fillon qui s’y rend, ça vous dérange ? 

Le Premier ministre, c’est différent. C’est un geste de déférence. Si le Premier ministre était allé à la dignification d’un grand philosophe musulman, je l’aurais parfaitement compris. C’est le président de la République qui doit symboliser ou même incarner la laïcité du pays.

Sur le mariage homosexuel, lors de la campagne présidentielle de 2007, vous étiez favorable à la création d’une union civile, mais pas à l’emploi du terme “mariage”. Est-ce que ce n’est pas jouer sur les mots ? 

Je suis en faveur de l’égalité des droits : exactement les mêmes droits, fiscaux, sociaux, droits de succession pour l’engagement d’un couple quel que soit le couple. Mais le mot de « mariage » a son histoire. Pour une partie de la société, dans le conscient et l’inconscient des gens, le mariage est l’union d’un homme et d’une femme. Cette dénomination règle pleinement la question des droits en reconnaissant que l’union légale, y compris avec sa revendication d’indissolubilité, peut être parfaitement adaptée à la situation d’un couple homosexuel. Et en même temps, cela respecte aussi des sensibilités plus traditionnelles que je ne méprise pas. 

"CE QUE L'ON A FAIT EN ITALIE EST SCANDALEUX" 

En 2007, vous proposiez de créer une politique européenne concertée sur l’immigration. En 2009, vous demandiez la mise en place d’un droit d’asile identique dans toute l’Union européenne. Si vous étiez président de la République aujourd’hui, comment auriez vous géré l’arrivée de ces migrants tunisiens venus d’Italie ? 

Ce que l’on a fait à l’Italie est scandaleux. S’il nous était arrivé la même chose, nous serions à bon droit scandalisés. Ces déplacements de population sont un problème que tous les pays européens auraient dû traiter ensemble. Nous avons un devoir d’accueil d’urgence. On accueille 200 000 personnes en France tous les ans, là, il ne s’agit que de 20 000 personnes. Mais les Italiens sont en première ligne. On aurait dû être à leurs côtés, pas contre eux. Vis-à-vis des migrants tunisiens et par rapport à l’Italie, la France fait de la non-assistance à personnes en danger et à société en difficulté. C’est honteux. 

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi proposent de modifier le Traité sur l’espace Schengen. Êtes-vous favorable à une telle réforme ? 

On a le droit de réviser les traités quand ils ne sont pas bons, mais là il faut l’approfondir, afin de rendre une telle non-assistance impossible. 

Soutenez-vous toujours l’intervention en Libye ? 

Oui. Je pense que ce n’est pas l’idéal, mais ce type de situation n’est jamais idéale. Si nous n’avions pas agi, les démocrates libyens auraient été écrasés. C’était une question d’heures. 

Mais pourquoi en Libye? Et pourquoi pas en Syrie ou au Yémen ? 

Je ne suis pas du tout satisfait de la manière dont se passent les discussions à l’ONU en ce moment. On nous dit que le problème, c’est que les Russes et les Chinois mettraient leur veto si la question de la Syrie était débattue au Conseil de sécurité. De quel droit ? S’il existe un droit de juste ingérence, pourquoi l’arrêter aux faibles et l’écarter du côté des puissants ? Il devrait y avoir une organisation internationale qui permette de mettre en route un système de sanctions lorsque des atteintes aux droits élémentaires des peuples sont commises. Évidemment, ce serait beaucoup plus compliqué pour des pays comme la Chine ; simplement parce que ce sont des ultra puissants. Tout le monde est donc conduit à la fermer. 

Mais concrètement, que feriez vous aujourd’hui vis-à-vis de la Syrie ? 

Je n’ai pas suffisamment d’éléments, notamment diplomatiques et de renseignement pour répondre de but en blanc. Mais je sais dans quelle direction j’agirais. Dans le sens d’une impartialité dans l’action internationale pour les droits élémentaires, et d’abord pour le droit des peuples à ne pas être écrasés par les despotes. Je sais aussi ce que je n’aurais pas fait, à la place de Nicolas Sarkozy: c’est accueillir Kadhafi avec le tapis rouge, ni Assad dans la tribune d’honneur du défilé du 14 juillet, simplement parce qu’on pensait qu’ils pouvaient nous acheter des armes. 

Mardi, des messages des otages au Niger ont été diffusés. Aqmi réclame que la France quitte l’Afghanistan. Que feriez vous ? 

Autant qu’on le peut il faut résister aux preneurs d’otages. Tout en protégeant les otages. C’est un exercice d’équilibre. Il faut que le pays soutienne ses dirigeants lorsqu’ils conduisent ces difficiles stratégies. Le pays doit être soudé. Je suis certain que le gouvernement et nos services de sécurité font tout ce qu’ils peuvent. 

Vous dites être contre la nomination par l’exécutif des patrons de l’audiovisuel public. Que pensez-vous de ce type de nominations dans le monde de la culture ? 

Je suis très réservé sur le fonctionnement du monde de la culture en France qui est très clanique avec ses coteries, ses copinages. Je trouve que ce n’est pas une manière équilibrée de fonctionner. La plupart de ces nominations devraient être suggérées par des autorités indépendantes, pluralistes et non claniques. 

Que proposeriez-vous si vous étiez élu? 

Pour l’audiovisuel, je mettrai un terme aux nominations par le pouvoir. Je refonderai le CSA pour le rendre libre, à l’image des institutions britanniques ou allemandes, dans lesquelles on est absolument certain que ce n’est pas le copinage, politique ou autre, qui s’impose. Et il faudrait étendre la même démarche au monde de la culture avec des comités compétents pour le théâtre, la musique... Je trouve qu’on devrait avoir une démarche plus équitable et plus ouverte. Le ministère de la Culture, c’est terrifiant, avec des coteries dans tous les couloirs, qui essaient de capter l’influence. 

Vous vous êtes toujours opposé à la concentration des grands groupes de presse... 

Oui. Ça ne m’a pas fait que des amis. La loi doit interdire que les groupes de presse soient en même temps fournisseurs de l’État. Dans le domaine de l’armement, comme dans d’autres secteurs. La question en vérité est la même avec les organes de presse régionaux dont les recettes publicitaires viennent en partie des conseils régionaux et généraux ou des grandes mairies. S’il faut les aider dans leur financement, c’est à l’État de le faire de manière transparente et ainsi de garantir leur indépendance : c’est une façon de défendre la liberté de la presse. La garantie de l’information la plus objective possible est une mission de service public. 

"JE N'AI PAS L'IMPRESSION QU'IL Y AIT UN SUSPENSE TORRIDE AUTOUR DE MES INTENTIONS" 

Vous êtes régulièrement taquiné par le Petit Journal sur Canal . Regardez-vous cette émission? 

Non, je n’ai pas vraiment le temps. C’est une émission qui me fait beaucoup rire... quand elle parle des autres. Quand elle parle de moi, il m’arrive de la trouver un peu… répétitive. Mais c’est sans rancune. 

Et votre marionnette aux Guignols de l’Info? Est-elle un atout pour la campagne? 

Au début, il y a dix ans, elle m’apparaissait très antipathique. Mais à la longue, on s’aperçoit que cela a contribué à vous faire devenir un personnage familier, sympathique, pour les téléspectateurs. Finalement, on comprend que c’est assez positif. 

Serez-vous candidat en 2012 ? 

Je m’étonnais que vous ayez attendu la dernière question (sourire). Je n’ai pas l’intention de me mélanger aux déclarations de candidature quasi quotidiennes en ce printemps. Mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait un suspense torride autour de mes intentions.

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Published by Alain Marçais - dans 07.Actualité nationale
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